LaTeleLibre.fr

Ma Photo

Exalead

  • Un nouveau moteur 100% français

Blog powered by Typepad
Membre depuis 01/2006

COMPTEUR

« AU SECOURS! | Accueil | 1% »

Commentaires

potagepekinois

Le côté amusant c'est que si le mouvement est suivi par un grand nombre cela risque de faire planter le système. Risque donc de panne importante...! On verra peut être le ciel au dessus de Paris.

Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi il ne serait pas possible d'appliquer une sorte d'éco-taxe à toutes ces entreprises (grandes ou petites) laissant allumés, toute la nuit, les vitrines, les bureaux ou les immenses panneaux publicitaires...

TomDecembre

Le 18 Janvier 2007


Sauvons le Climat


Communiqué de presse


Une initiative sympathique mais irréfléchie


L'"Alliance pour la planète", qui regroupe un grand nombre d'associations de défense de l'environnement, appelle à éteindre nos lumières le 1er février de 19 h 55 à 20 h. "Sauvons le Climat" n'a
pas été invité à se joindre à cet appel, probablement parce que ses positions concernant le nucléaire ne sont pas politiquement correctes aux yeux des membres de l'Alliance. Cet ostracisme ne
nous a pas empêchés de nous poser la question de savoir si nous devions soutenir une action dont les objectifs sont sympathiques et rejoignent les nôtres pour ce qui concerne le réchauffement
climatique. Malgré un a priori favorable nous sommes venus à la conclusion de ne pas le faire, pour des raisons de fond et de mise en œuvre pratique.


Tout d'abord, dans la situation française où 95 % de notre électricité est produite sans émission de gaz à effet de serre (nucléaire, hydroélectricité, éolien), diminuer notre consommation
électrique n'a qu'un très faible impact sur les émissions de gaz carbonique. Il nous semble que les messages au public concernant les politiques à suivre pour réduire ces émissions doivent être
clairs et sans ambiguité. Trop souvent les messages publicitaires des entreprises et institutions, ADEME et GDF par exemple, ont entretenu la confusion dans ce domaine. En France l'effort est à
porter en priorité sur le chauffage (au gaz et au fioul) et sur les transports, certainement pas sur l'électricité.


La plupart des organisations qui participent à l'Alliance sont multinationales. On comprendrait mieux leurs motivations si la campagne du 1er février s'effectuait dans un cadre international, au
moins européen. Ceci est d'autant plus vrai que de nombreux pays européens comme l'Allemagne, le Danemark, l'Italie etc. produisent la plus grande partie de leur électricité à l'aide de centrales
à charbon ou à gaz, fortement émettrices de CO2. A notre connaissance la campagne du 1er février n'est pas internationale, elle est spécifiquement française, alors que notre pays, répétons-le,
bénéficie d'une électricité presque "libre de CO2". *L'appel de l'Alliance cacherait-il une arrière pensée qui n'a rien à voir avec le réchauffement climatique?*


On peut, certes, considérer que, pour l'Alliance, il s'agit seulement d'organiser une sorte de referendum visant à démontrer à quel point les Français sont sensibilisés à la question climatique (ce
dont, en réalité, personne ne doute comme en témoigne la popularité de Nicolas Hulot). Encore faut-il être sûr que l’action proposée ne peut pas avoir de conséquences fâcheuses.


Si le mot d'ordre de l'Alliance est massivement suivi, à 19 h 55 la consommation d'électricité pourrait baisser brutalement de 10 à 20 %. Cette baisse de consommation conduira à une
surproduction traduite par une augmentation de la fréquence du réseau puis à la déconnection d'un certain nombre d'installations de production jusqu'à rééquilibrage de la production au niveau de
la consommation. Cette première phase de baisse de la consommation et de la production ne devrait pas être dangereuse. Il n'en n'est pas de même pour la deuxième phase pendant laquelle la
demande croîtra brutalement de 10 à 20 % à 20 h. La production de trouvera alors insuffisante et la situation sera proche de celle que nous avons connue lors de la grande panne du 4 novembre,
avec la possibilité d'un déficit de production encore plus grand qu'alors. Or s'il est assez facile de diminuer rapidement la production, il est beaucoup plus difficile de l'augmenter au même rythme.
Les centrales nucléaires ne p euvent répondre aussi vite qu'il serait nécessaire. Les barrages et les turbines à gaz peuvent le faire. Avant la coupure il faudra donc mettre en fonction le plus grand
nombre possible de barrages et de turbines à gaz. Pour ce qui concerne ces dernières elles produisent du CO2. Il s'ensuit que si EDF veut assurer la sécurité de l'opération "extinction" il faudra
qu'elle augmente ses émissions! Difficile de prétendre ensuite qu'on lutte contre l'effet de serre.


Certes, EDF est prévenue de l'opération d'extinction des feux. Mais personne ne peut prédire l'ampleur de la baisse de consommation. EDF peut-elle garantir que tout se passera bien? Et si des
coupures se produisent et provoquent des dommages qui sera tenu responsable? EDF ou l'Alliance?


*En absence d'une garantie claire d'EDF, "Sauvons le Climat" considère qu'il serait irresponsable de sa part de soutenir le mot d'ordre d'extinction des feux donné par l'Alliance.*


*/Le collectif «Sauvons le climat» fondé en mai 2004, association loi 1901 depuis Décembre 2005, a pour ambition d’informer nos concitoyens, de manière indépendante de tout groupe de
pression ou parti politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le ralentir. Il est doté d’un comité scientifique, présidé par Michel Petit, ancien
responsable du groupe français d’experts au GIEC. Son manifeste a été signé par plusieurs milliers de personnes.

La signature du manifeste et les adhésions sont possibles sur le site www.sauvonsleclimat.org < http://www.sauvonsleclimat.org> /*

stef

Il parait que le fait d'allumer et d'éteindre les lumières tous en même temps augmenterait la consommetion déléctricité( du fait qu'on le rallume tous en meme temps ) j'ai entendu ça sur france inter ce matin.
meme si je suis pour faire des économies d'énérgie, est-on sur que cette action symbolique va nous faire économiser de l'énergie?
n'aurait-il pas fallu faire une journée sans télé, sans pc?

laurent clay

M. Lepers,
Je ne savais pas comment vous faire parvenir ce texte. Alors j'ai pensé à vous l'envoyer en commentaire. Si vous pouviez le faire circuler sur la blogosphère... Il en dit long sur la clairvoyance et le sens de la mesure des deux "grands"intellectuels qui ont décidé de soutenir Nicolas Sarkozy : André Glucksmann et Pascal Bruckner. Je vous l'envoie car je trouve étonnant qu'on ne demande pas des comptes à ces messieurs alors que les faucons de Washington ont été obligés de démissionner. Y aurait-il une impunité pour les intellectuels français qui disent des âneries avec mépris et arrogance ?


Ce texte, signé Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil, est paru dans Le Monde du 15 avril 2003, juste après le début de la guerre d'Irak. Le voici :

« Quelle joie de voir le peuple irakien en liesse fêter sa libération et... ses libérateurs ! Il y a quelques mois, la France prétendait canaliser les ardeurs belliqueuses des Etats- Unis dans la « légalité » onusienne. Malheureusement, l'opposition à la guerre a dégénéré en opposition systématique à Washington. A tort ou à raison, nos dirigeants donnèrent le sentiment de protéger Saddam, en s'obstinant dans une partie de bras de fer avec les alliés anglo-saxons.

L'amitié fit place à une hostilité ouverte, malgré les sourires diplomatiques et les dénégations valant aveu : « Les Américains ne sont pas nos ennemis ».... Par son intransigeance et la promesse d'un veto « quelles que soient les circonstances », notre pays a divisé l'Europe, paralysé l'OTAN et l'ONU, anéanti
les possibilités non militaires de faire céder, par un ultimatum commun et précis, la dictature irakienne. Loin d'éviter la guerre, le « parti de la paix » l'a précipitée en jouant Astérix contre l'Oncle Sam. La France s'est mise hors jeu, ridiculisée. On ne dirige pas une grande nation en s'enivrant de succès
médiatiques et de joutes oratoires. A cet égard, Tony Blair, qui prit le risque d'affronter son électorat tout en restant fidèle à ses convictions, s'est révélé un véritable chef d'Etat.

La ligne de conduite élyséenne s'est reflétée dans l'opinion publique. Il faudra raconter un jour l'hystérie, l'intoxication collective qui ont frappé l'Hexagone depuis des mois, l'angoisse de l'Apocalypse qui a saisi nos meilleurs esprits, l'ambiance quasi soviétique qui a soudé 90 % de la popula- tion dans le triomphe d'une pensée monolithique, allergique à la moindre contestation. Il faudra étudier la couverture partisane de la guerre par les médias - lesquels, à de rares exceptions près, furent moins objectifs que militants, minimisant les
horreurs de la tyrannie baasiste pour mieux accabler l'expédition
anglo-américaine, coupable de tous les crimes, toutes les fautes, tous les malheurs de la région.

Pendant des semaines, Télé Bagdad a envahi nos cervelles et nos petites lucarnes, au point que les très rares dissidents irakiens invités devaient s'excuser d'exister et qu'un chanteur français, dans un geste d'une rare obscénité, quitta le plateau d'une émission de variétés sur FR3 à l'arrivée de Saad Salam, cinéaste et opposant irakien. Il faudra expliquer pourquoi la
minorité kurde fut, durant cette période, interdite de manifester quand les nervis de Saddam paradaient sur nos boulevards en brandissant ses portraits, hurlant des slogans a sa gloire, allant jusqu'à lyncher le poète en exil Salah Al-Hamdani. Il faudra analyser cette proportion alarmante de Français (33 %) qui, ne souhaitant pas la victoire de la coalition, se prononçaient de facto pour celle de Saddam Hussein.

Force est de constater que l'antiaméricanisme n'est pas un accident de l'actualité ou la simple réticence face à l'administration de Washington, mais le credo d'une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les
conservateurs, les communistes, les souverainistes... A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n'ont pas cédé à ce « nationalisme des imbéciles » qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin.

On s'est plu, ces derniers temps, à opposer l'intelligence française à l'étroitesse d'esprit américaine, et la sagesse de la vieille Europe à la folie du Nouveau Monde conduit par « Ubush roi ». Résultat : l'une des plus effroyables dictatures du Moyen-Orient est tombée, la France n'a en rien contribué à sa chute.

Au contraire, elle fit tout pour la retarder. Quand Bagdad danse, Paris fait grise mine. Tandis que certains intellectuels et politiques expriment publiquement leur désarroi, voire leur « nausée » face à la victoire anglo-saxonne, l'hebdomadaire Marianne titre « La catastrophe » le jour où Bagdad goûte les premières heures de sa délivrance. Il faut s'y faire : il
existera toujours dans nos démocraties une portion importante de citoyens que la chute d'une dictature désespère. La patrie des droits de l'homme n'aime peut-être pas autant la liberté qu'elle le prétend et l'affiche. De Jean-Marie Le Pen à Jean-Pierre Chevènement, Saddam Hussein comptait chez nous de nombreux camarades, pudiquement rebaptisés « amis du peuple irakien ». La République va-t-elle instaurer, avec Berlin et Moscou, une journée de deuil national pour
pleurer la disparition du raïs ?

La deuxième guerre du Golfe est un formidable révélateur. Recrudescence de l'antisémitisme et de la haine ethnique, crise économique et sociale, profanation d'un cimetière militaire britannique, passage à tabac des Juifs et
des opposants irakiens lors des grandes marches « pacifistes », alliance à revers avec le peu ragoûtant Vladimir Poutine massacreur de Tchétchènes, réception du despote africain Robert Mugabe à Paris, insultes publiques
adressées aux pays d'Europe de l'Est coupables de ne pas nous obéir au doigt et à l'oeil, notre grande nation n'est pas en train d'écrire une de ses pages les plus glorieuses.

L'avenir de l'Irak libéré reste hautement problématique, et la pacification est loin d'être assurée. Il n'est pas certain que Washington ait le triomphe modeste, ni que la conquête militaire soit magiquement couronnée par la concorde
des coeurs et des esprits. Rien n'assure que le gouvernement Bush s'attelle au règlement de la question palestinienne malgré ses promesses, rien ne garantit que la paix l'emporte au Moyen-Orient. Mais, par ses choix, Paris s'est condamné a n'avoir qu'un rôle marginal dans cette région du monde. L'histoire continue,
la France n'en fait-elle plus partie ? »


par Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil
paru le 15 avril 2003 dans « le Monde »

emile davis

On m'a dit fait court, mais ici le commentaire est plus long que le texte!!!!
je comprends pas......... tout d'ailleurs

sarkochienchien

Bonjour à tous,

J'ai des nouvelles fraîches du couple Royal-Hollande : une retranscription d'une conversation téléphonique interceptée par les RG :

http://sarkochienchien.canalblog.com

Alain

Ce soir à minuit tout le monde se tire une balle dans la tête / comme ça ça en est fini du pire parasite que la terre ai porté...

John Paul

Il est 23H29, j'arrive à temps pour vous déconseiller de suivre l'appel d'Alain. Hier, seulement 1% de baisse de consommation...
Ne vous tirez surtout pas une balle dans la tête! Vous pouriez être le ou la seule...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.