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SOUS LES PAVÉS, JACQUES ATTALI

Après François Bayrou, Bernard-Henri Lévy et Ségolène Royal, cette fois c’est Jacques Attali qui accepte notre invitation. Le conseiller (occasionnel?) de Sarkozy à rendu ‘son’ rapport de la Commission pour la libération de la croissance française au Président de la République le 27 janvier 2008. Il est donc aujourd’hui le 4e invité de « Sous les pavés… » Une émission à suivre en trois épisodes…

Ci dessous, la première partie. Rencontre des journalistes et ITV face à face

Nous sommes dans la loge maquillage,
avec Emilie Raffoul, de Canal +, responsable de Jeudi Investigation qui est arrivée en retard, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, un peu plus tendu que les autres, mais qui nous réserve des question “pointues”, et Bertrand Delais, journaliste de droite, chroniqueur le midi sur Canal +, un esprit libre un peu entravé par un coude brisé suite à une chute de vélo.
Brièvement, ils nous parlent des enquêtes ou des films qui, au présent, les occupent.

Interview en face à face entre Jacques Attali et John Paul Lepers
L’enfance en Algérie, son père qui, le jour de l’indépendance a « la conscience aigue de ce qu’il fallait partir », l’ENA, ce « concours de beauté », ou la rencontre avec Mitterrand - en boite de nuit, et le mois de mai 1968 qui le surprend, déjà contradictoire, prof à l’X sur le lieu des barricades, et sous-préfet, déjà, « chargé du maintien de l’ordre », dans la Nièvre…

Ci dessous la deuxième partie: L'actualité (Liechstenstein, les enfants et la shoah, le "casse-toi pauvre con!), Sarkozy et Mitterrand...

Les paradis fiscaux : le scandale allemand des comptes au Liechtenstein

La discussion se porte sur l’argent, la morale, la richesse… Pour lui, le scandale allemand révèle cette « verrue sur l’Europe » que constitue les paradis fiscaux. Deux immoralités sont en jeu, nous dit-il : l’immoralité de la pauvreté apparente (on cache une richesse) et l’immoralité de la richesse sale. Il parle de la France, qui est en train de changer, mais où longtemps a régné une « conception française » selon laquelle « le pouvoir est un substitut à l’argent ». Maintenant, développe t-il, c’est une conception « catholique des choses »…
Et puis Jacques Attali tient à le souligner, pour lui, l’argent n’est pas nécessairement sale. La richesse est bienvenue, quand elle se met au service de la lutte contre la pauvreté. A la question « vous êtes riche ? » il répond d’abord philosophiquement : « Ah oui, à bien des points de vue ». Et puis précise : «Je n’ai hérité de rien, j’ai gagné de l’argent, ce que j’ai gagné avec les livres ».

La proposition présidentielle de parrainage d’enfant juif victime de la Shoah par les élèves de CM2

L’ancien conseiller de François Mitterrand se sent « impliqué dans l’histoire du peuple juif » mais ne va pas aux « dîners mondains » (en faisant allusion au dîner du CRIF). Et il avoue : « Quand je l’ai entendu la première fois, j’ai trouvé ça très bien ». « Mais, le fait de ne pas l’avoir préparé à l’avance, de ne pas avoir associé celle qui aurait dû être associé plus que personne (…) Simone Veil me paraît une erreur ‘tactique’ ». Une chose pourtant l’a choquée, le fait que, dans le discours, il était question des enfants juifs ‘français’, sachant qu’il y a « beaucoup plus d’enfants juifs non français que d’enfants juifs français qui ont été lâchement envoyés dans les camps ». Pourquoi que les français ? Au final donc, « une bonne idée affreusement mal présentée, affreusement mal préparée »…
Au passage, il exprime ce regret que, dans notre pays , un vrai travail sur la collaboration n’ai pas eu lieu … Il parle de ce travail de mémoire que nous n’avons pas fait, que les Allemands, les Autrichiens ont fait. Soulignant que les derniers « survivants » vont disparaître…
Et puis forcément, le sujet y mène, il évoque Mitterrand, et donc Bousquet, bien sûr. Un dîner avec Bousquet, bien avant le livre de Péan, et ses révélations, au cours duquel Mitterrand, pour explication, lui souffle : « il a sauvé la vie » à tous ceux qui sont autour de la table…

le « casse toi pauvre con »

Le visionnage (encore, et encore) de la vidéo du Parisien.fr entraîne ce petit monde à parler calmement de l’action et de la majesté, Jacques Attali déplore pourtant la société d’hyper surveillance généralisée qui est devenue la nôtre et pardonne Nicolas Sarkozy, « un ami ». « Pas un ami politique, mais un ami personnel ». On lui demande ce qu’il pense, de la fonction présidentielle qui s’abîme : « Progressivement, l’Etat s’est dissout dans la réalité de la globalisation et donc, le Président n’est que l’incarnation de cette dissolution… Quel qu’il soit… ».
Pour lui, Nicolas Sarkozy a atteint le but de sa vie et désormais, il s'en cherche un autre... Réformer la France? peut-être, sans doute... Sarkozy, Jacques Attali l'attend : s'il veut agir, pour moderniser le pays, affirmer sa stature de chef d'Etat, c'est simple, une seule fenêtre s'offre à lui : c'est tout de suite, au lendemain des municipales, avant juin 2009, les prochaines élections...
Et pourtant, devant une vidéo de LaTéléLibre (bientôt diffusée dans son ensemble) dans laquelle Michel Onfray parle de Nicolas Sarkozy, l'ex sherpa de Mitterrand dénonce le « très grand danger qui se passe dans Paris, c’est de faire de la politique comme on fait du Shakespeare, c’est-à-dire en examinant seulement le caractère d’un homme… ».
Interrogé sur la mise en avant dans les médias des conseillers du Président de la République, Guéant, Mignon et Guaino, il comprend : « c’est son choix, je comprends qu’il les laisse parler… » . Toutefois, il est très ferme sur un point : « Je comprends très mal, je suis même extrêmement choqué, quand un conseiller dit : c’est moi qui ai écrit un discours, ça, je trouve ça inacceptable ».

Ci dessous, la troisième partie: Le rapport et la "libération de la croissance française", la séquence au bar avec le comparatif Ségo-Sarko

Le rapport Atalli

C'est l’heure de débattre du rapport de la Commission pour la libération de la croissance française. « Pour être correct avec l’histoire, ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui me l’a demandé, c’est François Fillon».
Un petit zapping vidéo compilant quelques extraits de la période de réception du rapport, à la fin janvier, parvient enfin à le faire, grimacer, presque sourire : « Vous ne me reprendrez pas en situation de repartir dans le jeu des petites phrases, je l’ai fait une fois, ça suffit, je ne regrette pas de l’avoir fait, mais la parenthèse est fermée.»

Attali essaye de tenir le cap, se défend, explique que son rapport est un rapport «apolitique » « pour le pays».
Il insiste : « Encore une fois, je n’ai pas demandé à faire ce rapport. S’il n’est pas mis en œuvre ce ne sera pas notre échec, ce sera l’échec du pouvoir politique – nous, on a fait notre travail, il faut juger nos propositions sur ce qu’elles sont, et pas sur leur mise en œuvre ».
Guillaume Duval, l’économiste de la bande est malgré tout sans vergogne, et Jacques Attali explique, développe, sans relâche. Taxis, allocations familiales, mobilité sociale, carte scolaire : « La carte scolaire aujourd’hui est une extraordinaire hypocrisie, chacun sait que quand quelqu’un a une sorte de possibilité d’ « initié » pour savoir où mettre ses enfants, il peut le faire, donc la carte scolaire est un paravent devant une inégalité extrêmement profonde (…) deuxièmement la vraie question est de créer les conditions de l’égalité des moyens dont disposent les écoles . »
Les journalistes l’interrogent : un rapport libéral, trop libéral, pas libéral, les blocages français ? Le mal français…
« Le monde évolue vers une économie du savoir, si nous ne faisons pas monter le niveau de savoir, depuis la maternelle jusqu’à la recherche, et surtout en allant trouver tous les talents, où qu’ils soient, à commencer par les quarante pour cent de gamins qui sont au chômage dans les banlieues, le pays va mourir. »
En creux, sans relâche, cet immobilisme politique « depuis 86 » dit Attali. Depuis la première cohabitation « rien n’a été fait ». Et toujours, ce constat : « Je pense que la France dort politiquement, je ne dis pas socialement, ni économiquement, ni culturellement… »
Et Sarkozy, toujours. A un détour, c'est John Paul qui s’exclame mais c’est un gouvernement de droite : « ils vont pas donner de l’argent aux pauvres quand même ! »…

Séquence au bar

Autour d’un verre de blanc, Jacques Attali, qui ne boit pas, dans la vie, et avoue qu’il n’y connaît rien en vin. Il avale une lichette et se confie, sur ceux qu’il admire, sur ces passages dans les bidonvilles lointains, dans le cadre de ses activités avec qui lui permettent, à lui qui se veut si profondément et « extraordinairement désintéressé» de relativiser, et puis Ségolène, qui "sera Présidente de la République", dixit Attali « Pour moi, je n’ai pas le moindre doute là-dessus… Je le pense depuis le premier jour, depuis le jour où elle est entrée dans mon bureau.. »
Et Nicolas Sarkozy, il ne l’est pas donc ?
« Il l’est différemment …elle est un homme …une femme d’Etat « classique » comme on aime en France, c’est à dire qui incarne sérénité, stabilité, une sécurité, elle est…« royale » voilà… Lui, il incarne un homme d’Etat… peut-être du XXIème siècle, on ne sait pas… Mais il ne peut l’être que par la réussite d’une action. S’il n’y a pas de réussite de l’action, il ne sera pas un homme d’Etat ».

Karin Yaniv

SOUS LES PAVÉS, JACQUES ATTALI
Enregistrée au deuxième sous-sol d’Atlantis, le 28 Février 2008, entre 18H30 et 20H00

 

SOUS LES PAVÉS, SÉGOLÈNE ROYAL

VOICI L'INTÉGRALE DE "SOUS LES PAVÉS, SÉGOLÈNE ROYAL" (épisodes 1, 2 et 3)

A l’occasion de la sortie de son livre “Ma plus belle d’histoire, …c’est vous” Ségolène Royal est la troisième invitée de “Sous les pavés…”.slp-royal-2.jpg

Photo Thomas Haley-Sipa Press

PREMIÈRE PARTIE

Nous sommes dans la loge maquillage.

Les journalistes, seuls, préparent l’interview de Ségolène Royal. Un peu poussée par John Paul, Françoise Degois qui suit le PS pour les auditeurs de France Inter évoque les difficultés rencontrées en suivant Ségolène Royal. Sébastien Calvet, photographe à Libération se déclare prêt à affronter celle qui ne lui a jamais adressé la parole. Enfin, Guy Birenbaum, brillant éditeur, s’apprête à découvrir celle qu’il n’a jamais vu ailleurs que dans sa lucarne, mais il n’en pense pas moins…

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DEUXIÈME PARTIE

L’actu et les relations avec les reporters

À propos de la visite officielle de Kadhafi organisée par le Président Sarkozy. Ségolène reprend son leitmotiv sur les contrats liés au nucléaire: ils sont dangereux quand il s’agit de dictatures. Et qu’un rapport américain lui donne raisons sur sa position concernant le nucléaire civil et l’Iran

Ségolène Royal et sa relation avec les reporters

Focus, photos de Sébastien Calvet à l’appui, sur les rapports très conflictuels de madame Royal avec les journalistes de terrain, pendant toute sa campagne. Des extraits du documentaire “Le Jour de Gloire”, notre film sur la campagne de l’élection présidentielle, seront diffusés pour illustrer le débat entre les journalistes et Ségolène Royal.

« Je ne veux pas me faire dévorer par les photographes »

Elle rigole sur les photos de ses chaussures mais elle dit « Je me pose la question de savoir comment ça se fait qu’une candidate à la Présidentielle soit représentée par ses pieds. »

« Je ne suis pas comme Angela Merkel. Peut-être aurais du porter des pantalons, (…)  Je ne me suis pas déguisée en homme. »
A propos des journalistes
« Je ne veux pas être dans la connivence (…) Paradoxalement, j’estime qu’avec cette attitude je respecte les journalistes. Je ne suis pas comme Sarkozy qui est fusionnel, qui tape sur le ventre… »

TROISIÈME PARTIE

Le PS, le programme et Bayrou au bar...

Ségolène et le PS, les relations d’extrême proximité entre Sarkozy et les grands médias, un peu de politique politicienne sur l’avenir de l’ex candidate, des analyses et des questions sur les erreurs de stratégie de l’ex candidate…

Enfin, une séquence débridée et surprenante, au bar, autour d’un verre de champagne. Collector! Ségolène, qui raconte dans son livre qu’entre les deux tours, François Bayrou, qui selon elle l’avait conviée, refuse de la voir au dernier moment, et la laisse dans la rue (il a démenti cette info) regarde Guy Birenbaum dans les yeux, et lui lance: “vous m’auriez fait monter, vous…”! La tête de Birenbaum!

SOUS LES PAVÉS, SEGOLENE ROYAL

Enregistrée au deuxième sous-sol d’Atlantis, le 11 Décembre 2007, entre 19H00 et 20H00

Une émission de John Paul Lepers
Préparée par Bertrand Basset
Réalisée par Sébastien Gautheron
Assistant Réalisateur : Julien Vilarrubla
Directeur photo : Jérôme Mignard
Images : Jérôme Mignard, Henry Marquis, Franck Bayard, Laurent Hilaire
Ingénieur Vision : Antoine Poisson
Ingénieur du son : Matthieu Daude Assisté de: Quentin Vernier Palliez
Coordination Technique : Olivier Joubert
Régisseur plateau : Sylvain Auguet
Montage : Anthony Santoro, Benjamin Mercier
Habillage : Jean-Sebastien Desbordes
Journaliste/Scripte : Anne Marie Raphaël
Maquilleuses : Laure Lacornette, Laura
Décorateur : Anthony Oréac

Musique : « To Joss Samake » de Marc Minelli tiré de l’album Electro Bamako,
Avec l'aimable autorisation d'ALL OTHER MUSIC.
Accueil :   Nathalie Leruch
Relation Presse : Anne Quemin
Photographe : Thomas Haley

Directrice de production : Caroline Lançon

Remerciements :
Frédéric Houzelle avec Atlantis Télévision : locaux, studio, régie
Rodrigo Sepulveda-Schultz, avec Vpod.tv : hébergement et maintenance vidéo,
Mayel de Borniol : webmaster
Assistance Audiovisuelle : prêt du matériel son

Merci aux professionnels et aux stagiaires qui ont tous travaillé bénévolement à la construction de « Sous les Pavés… »
Cette émission est à sponsoriser, pour les prix, nous consulter…

Production : On Y Va ! – LaTéléLibre.fr


VOIR LES AUTRES “SOUS LES PAVÉS…”

François Bayrou et Bernard-Henry Lévy

LE POINT ROUGE AVEC LES HANDICAPÉS

LE POINT ROUGE AVEC LES HANDICAPÉS DEVANT L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Tout le monde dit qu'il faut prendre mieux en compte les handicapés. Ca dure depuis des décennies. En fait, globalement tout le monde, sauf bien sûr les intéressés, se fout de ceux qui ont du mal à vivre dans ce monde de valides.

Notre excuse, c'est la pitié, celle qui nous fait donner au Téléthon, on fait une bonne action. Le problème c'est le regard, notre regard, notre honte, notre peur de l'a-normal. Nous sommes infirmes face aux handicapés.

Resultat, on fait très peu parler les personnes handicapées à la télévision. Première raison, et je vais être violent, ce sujet ne fait pas d'audience. Même à LaTéléLibre, ce Point Rouge fera moins de clics...

Faites moi mentir!

JPL

INVITÉS DE CE POINT ROUGE

Patrice Tripoteau: Directeur Nationale des Actions APF
Frederic Tetard: JRI
Nathalie Bellity: Conseillère municipale de Sarcelles PS
Eudoxie Temgoua: Bac+12
François Joël: Administrateur Compagnie Au clair de Lune
Elisabeth Auerbacher: Secretaire nationnale au Handicap du PS

 

Ont participé à la réalisation de cette émission

 

Journaliste: John Paul Lepers
Steady cam: Henry Marquis

Caméra 2: Joseph Haley
Caméra CoolCam: Clément Alline

Coordination: Bertrand Basset
Montage: Anthony Santoro

Merci à Christophe Brunet pour la "Cool Cam"!

Larbi Aarab, Bedredine Medjoubi et Matthieu Martin

Voir les autres Points  Rouge :

Point Rouge n°1 avec François Hollande

Rouge n°2 l’indépendance des journalistes

Rouge n°3 à Bondy “Cétait comment au Bled

Point Rouge n°4 Grève contre la réforme des régimes spéciaux à la SNCF

Rouge N5 avec les mals logés de la rue de la Banque

Rouge n°6 avec les étudiants de Nanterre

Point Rouge n°7 contre la réforme Dati

MOUSS ET HAKIM CHANTENT LES "ORIGINES CONTRÔLÉES"

MUSIQUE

Après Zebda, 100% Collègues et les Motivés, les frères toulousains Mouss et Hakim reviennent avec « Origines contrôlées » un nouveau projet musical aux dimensions historiques puisqu’ils exhument aujourd’hui pas loin de 40 ans de chansons, toutes composées par des artistes algériens exilés en France.

Hommage à la musique des immigrés d'Algérie, en France, pendant les "trente glorieuses".

Des années 40 aux années 80, toute une génération d’artistes aux styles très différents ont chanté le départ et l’absence, l’exil, mais aussi le combat politique et la la solitude . De la variété pure et dure, de la poésie, des rythmes dansants et des mélodies romantiques; leur inspiration a pris des formes très variées, mais tous ont rythmé le quotidien de ces millions d’algériens arrivés sur le sol de France peu après la guerre.
Ces auteurs, de Slimane Azem à Mohamed Mazouni en passant par Matoub Lounès et Cheikh el Hasnaoui, le grand public ne les connaît pas, mais leurs 45 tours font partie intégrante de la culture familiale des algériens de France , de leurs enfants et de leurs petits enfants. On les a longtemps entendus dans les juke box et les scopitones qui trônaient en bonne place dans les cafés ou se retrouvaient le soir et le dimanche les ouvriers émigrés.
Mouss et Hakim, les ont eux aussi entendus tout au long de leur enfance, dans le salon familial, puisque leur père et leur oncle ont engrangé pendant près de 30 ans une collection digne d’un musée de la chanson.
C’est cette mémoire, qu’ils célèbrent aujourd’hui qu’ils sont adultes à leur tour et que les textes de ces chansons prennent enfin tout leur sens.
Un hommage à un merveilleux patrimoine, et à la transmission de ces valeurs universelles que sont la citoyenneté, le courage et la liberté, au delà des générations et des mers, avec tout le talent et la générosité dont les deux frères font preuve depuis bientôt 20 ans.
En avant-première d’une série de concerts qui les promènera dans l’hexagone en 2008, Mouss, Hakim et leur bande d’incroyables musiciens étaient sur la scène du New Morning à Paris le 12 novembre dernier. La Télé Libre y était aussi !

Pour en savoir plus sur le projet « Origines contrôlées » qui est aussi le nom d’un festival et d’une revue :
http://www.origines-controlees.org/

Pour découvrir l’album sorti le 22 octobre dernier et les dates de concert à venir :
http://www.myspace.com/originescontrolees

Nathalie Leruch
Clément Magnin
Joseph Haley
Matthieu Martin
John Paul Lepers
Eric Ferroud-Plattet

BA: LE POINT ROUGE SUR LA RÉFORME DATI

BANDE ANNONCE

BIENTÔT LE POINT ROUGE CONTRE LA RÉFORME DATI SUR LATELELIBRE.FR

POINT ROUGE #6 AVEC LES ÉTUDIANTS DE LA FAC DE NANTERRE

Nous avons posé notre 6ème Point Rouge dans la fac de Nanterre. Ce jour là, les CRS étaient intervenus pour permettre l'accès des cours aux "anti-bloqueurs"

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C'était mercredi 14 novembre, passé la Défense, un entrelacs d’autoroutes et de ponts plus ou moins utiles, le triste campus de la fac Paris X-Nanterre, qui vit naître en 68 le « mouvement du 22 mars », avec à sa tête Daniel Cohn Bendit. Nous arrivons dans une ambiance survoltée. Une échauffourée vient d’opposer plusieurs dizaines de CRS à des étudiants qui voulaient bloquer la fac. A la demande du Président de l’Université les CRS ont organisé un barrage filtrant, permettant aux non grévistes de pénétrer dans un bâtiment de la faculté, les uns applaudissent, les autres sifflent, des injures fusent. Voici les images qui sont passées sur toutes les télés :


Violence des CRS à Nanterre


La veille, une assemblée générale houleuse avait opposé les étudiants partisans du blocage pour protester contre la loi LRU, sur l’autonomie des universités, et ceux qui voulaient suivre leurs cours. Un vote à main levée avait donné lieu à un résultat serré : 870 voix pour le blocage, 770 voix contre. Un résultat contesté par les antibloqueurs, ces derniers affirmant que le décompte avait été truqué.


Ont participé à cette émission:
Journaliste: John Paul Lepers
Caméra 1: Matthieu Martin
Caméra 2: Joseph Haley
Caméra 3: Larbi Aarab

Coordination: Bertrand Basset
Montage: Anthony Santoro



Point Rouge n°1 avec François Hollande,

Point Rouge n°2 l'indépendance du journalistes,

Point Rouge n°3 à Bondy "Cétait comment au Bled?"

Point Rouge n°4 Grève contre la réforme des régimes spéciaux à la SNCF

Point Rouge N5 avec les mals logés de la rue de la Banque

EXCLUSIF SUR LATÉLÉLIBRE : ARCHE DE ZOÉ, PREMIER TÉMOIGNAGE

EXCLUSIF

LaTéléLibre présente le premier témoignage d’une des familles qui attendait un enfant de l'opération dite humanitaire de l' « Arche de Zoé ».

Un témoignage à charge pour l’association, car le couple affirme: "on nous a clairement laissé entendre qu’en payant 1400 euros, nous pourrions garder l’enfant ".

Cécile et Flavian Hervy, habitants à Saint Luce sur Loire, en Loire Atlantique cherchent à adopter un enfant depuis un an et demi. Elle est assistante maternelle et lui colleur d’affiche. Ils déclarent avoir été « recrutés sur un site d’adoption » par l’association « Arche de Zoé ».
Mis en confiance lors d’une réunion à Paris « qui a durée 5 heures », « on s’est dit que c’était humanitaire, pour sauver les enfants, on s’est dit pourquoi pas. Ils (les responsables de l’Arche de Zoé, ndlr) ont joué sur les sentiments des personnes, énormément ! » Dans leur pavillon, ils montrent à l’équipe de LaTéléLibre, la chambre d’enfant, toute neuve, qu’ils ont aménagé pour recevoir « un bébé »...
Les Hervy déclarent également qu’on les a « trompés », et ils envisagent aujourd’hui de « prendre un avocat pour demander des comptes » aux responsables quand ils seront de retour en France. « Ca va chauffer », précisent-ils, en colère.
Jusque là, ils n’avaient pas parlé suite aux « instructions de l’association ». Aujourd’hui, ils s’expriment parce qu’ils craignent d'être mêlés à cette sombre histoire, et perdre ainsi l’agrément des services de l’adoption. « C’est très dur, on risque de tout perdre » concluent-ils.

Reportage signé Karine Yaniv, Larbi Aarab, Matthieu Martin et Anthony Santoro.

Et voici l'article que Karine a écrit après ce reportage, qui a bouleversé toute l’équipe. Un témoignage sensible qui répond a de nombreuses questions qui surgissent après visionnage.

La chambre d’enfant était prête. Attendent encore autour du lit de tout petit, les peluches offertes par les proches - lions, girafes, clichés animaux- d’un continent lointain. L’atterrissage est douloureux, pour le couple de la banlieue nantaise. Depuis ce jeudi 25 octobre où, sur le tarmac de l’aéroport de Vatry, dans la Marne, ils ont attendu en vain l’enfant qui devait leur être confié. Les enfants ne viendront pas, l’opération a capotée. LaTéléLibre les avait déjà rencontré le 26 octobre, devant l’ambassade du Tchad, où ils sont réunis avec une partie des familles dites ‘d’accueil’. Ce jour-là, ils ne veulent pas parler.
Mais depuis ils se sentent menacés, floués, et ils se confient parce qu’ils ont peur de tout perdre.

Qu’elle, elle perde son agrément lui permettant d’exercer son métier d’assistante maternelle. Lui, ouvrier, ne pourrait payer le loyer, avec son seul salaire. Ils perdraient la maison. Que leur tentative déjà amorcée d’obtenir l’agrément d’adoption se retrouve bloquée.
C’est le fantôme d’Outreaux, aussi. Le « trafic d’organes », la « pédophilie », tout ce qu’à dit le président du Tchad et qui a été repris dans la presse. Non, pour eux il est important de dire non, qu’il ne faut pas chercher de ce côté. Aujourd’hui, surtout, ils se sentent victimes d’abus de confiance. Ils voudraient qu’on rapatrie l’équipe en France, pour avoir des réponses. L’argent, il s’agissait d’un don, bien sûr, mais « si on ne payait pas, on n’avait pas d’enfant ». Ils ne roulent pas sur l’or. Ils ont dû faire appel à la famille. A un moment, ils ont été tenté d’en « prendre deux » mais financièrement, ils ne pouvaient pas, déjà qu’ils avaient dû mettre à contribution la famille, pour le premier. Ils se demandent, quand même, tout cet argent… Ils ont fait le calcul. Cela atteindrait le million. Car certaines familles ont donné plus. Ils ont des doutes. Pourtant, ils ne cessent durant tout l’entretien de surveiller leurs mots, parfois, on le sent, ils se rétractent, modèrent l’accusation. Quand on leur demande si on peut aller avec eux voir sur le forum des familles d’accueil, toujours actif, ils refusent.

 

Le Darfour, eux, ils ne connaissaient pas trop.
C’est plutôt ensuite, une fois qu’ils ont commencé à être tenté par l’aventure, qu’ils ont été se renseigner. Ce qu’ils ont trouvé comme information sur cette tragédie n’a fait que confirmer leur envie de dire oui, à cette belle histoire qu’on leur proposait.

 

Ils nous montrent l’album entamé pour l’enfant à venir. On lui parle, à cet enfant déjà chéri qu’on imagine dans la « savane », en train de préparer son départ, quand eux préparent, ici, son arrivée. Comme on raconte le déroulement d’une grossesse à l’enfant à venir, on lui raconte l’espoir, né le jour où ils ont « signé », « envoyé les papiers », et enflant à mesure, avec la convocation à Paris en septembre, la signature du chèque, après un temps de réflexion, le moment où on leur dit que c’est bon, qu’ils auraient un enfant à la première évacuation, et la convocation à Valence. Le père qui tourne les pages est sur le point de pleurer. Les photos cartes postales de Paris, de Valence sont découpées sur les bords comme on fait de la dentelle. Il y a une infinie tendresse, dans les poèmes, l’expression de cette attente. Difficile de penser à mal, de dire que ça a été fait la veille en guise de couverture…

 

De leur récit, se dessine les contours d’une opération montée très vite, trop vite. Se dégage aussi le portrait d’un leader, charismatique, une forte tête. Eric Breteau. Le couple raconte la première réunion, à Paris : tout cela paraissait si solide. Toutes sortes de questions avaient été posées, Eric Breteau avait réponse à tout. La brochure détaillant les compétences de l’équipe d’encadrement aussi les avait bluffé : avocat, commissaire aux comptes, pédopsychiatre, médecin : c’était du solide, sur la plaquette. Tout cela leur paraissait sérieux. Se dégage aussi les contours d’un ensemble composé par les bénévoles de l’Arche de Zoé et la COFOD, ce collectif des familles d’accueil, aux aspirations et aux profils divers, ensemble devenu peut-être au fil des semaines comme une grande tribu portée par un même souffle. Ils racontent Valence, cette deuxième assemblée générale, la veille du départ de la délégation actuellement sous les verrous au Tchad.

 

Alors bien sûr, c’est leur grande naïveté qui frappe, et ils le reconnaissent. Ils n’ont pas tout compris, pas tout cherché à comprendre, tellement ça leur paraissait sérieux, bien ficelé..
Mais ce qu’on saisit aussi c’est qu’il les arrangeait sans doute de ne pas trop chercher à comprendre. Quand on leur demande s’il n’ont pas cherché à contacter d’autres associations plus « officielles », pour vérification, ils bafouillent, avouent qu’ils savaient qu’il y avait bisbille entre l’Arche de Zoé et l’UNICEF. Ou même le Quai d’Orsay. Ils nous montrent les comptes-rendus reçus via le forum courant octobre : récits codés, dans lesquels des membres de l’équipe sur place parlent de ‘gazelles’ et de ‘zèbres’ au lieu de garçons et de filles. Pour échapper aux contrôles des RG, nous expliquent-ils.
De sorte que nous ne pouvons nous empêcher de nous dire qu’en dépit de leur déni, et au-delà de la naïveté, ils présentaient, sans pouvoir se l’imaginer, la dimension illégale de l’aventure. N’étaient-ils pas devenus convaincus qu’il y avait là une autre « manière » d’adopter, risquée, certes, mais jouable, car c’était la guerre, la-bas ? Qu’une fois les enfants transférés en France, ce serait possible, légal, de les ‘garder’ ? Et qu’au final ce serait plus rapide, plus simple, moins cher, qu’en empruntant les chemins dits ‘normaux’ de l’adoption ?

 

« Au moins il aura réussi une chose, c’est d’attirer l’attention sur le Darfour », nous dit ce couple, à un moment, comme dans un nouvel accès de retour à la réalité. Comme comprenant s’être laissés embarquer dans une histoire qui celle-là n’était pas directement la leur. L’histoire peut-être d’un petit noyau d’excités mégalos déterminés à monter une opération médiatique en toute connaissance des risques encourus, dans le but de sauver le monde et de subvertir des règles jugées trop rigides. Pour montrer que tout devrait être plus simple, si d’un côté, il y a, par milliers, des familles en France prêtes à ‘accueillir’ des enfants du Darfour et si, de l’autre, il y a, par milliers, des enfants en détresse au Darfour.
L’équation, cependant, n’est en réalité pas si simple.

Karine Yaniv

LE POINT ROUGE #3 C'ÉTAIT COMMENT AU BLED?

Un troisième Point Rouge à Bondy, dans le 93.

sur la place du marché, devant le RER.

 

Avec le Maire Gilbert Roger (PS)

des Bondy-bloggeurs: Mohamed Hamidi, prof au lycée de Bobigny, Nordine Nabili, journaliste

et des passants.

QUESTION: C'était comment au bled?

Les habitants de Bondy, pour beaucoup français, mais ayant gardés des liens avec le pays d'origine de leur parents, racontent leurs dernier séjour au Maroc ou en Algérie. Surprenant!

Ont participé à cette émission:
Journaliste: John Paul Lepers
Caméra steady: Henry Marquis
Caméra 2: Matthieu Martin
Son :  Matthieu Daude
Coordination: Bertrand Basset
Montage: Julien Chalais

Voir le Point Rouge n°1 avec François Hollande, Point Rouge n°2 avec les journalistes

LE POINT ROUGE: INDEPENDANCE DES JOURNALISTES

Et voici (enfin) la deuxième édition du Point Rouge! Le prochain c'est vendredi!

Après François Hollande à La Rochelle, cette fois nous sommes à Paris, dans le 7ème arrondissement, au Musée  Social.

“La presse”, par Plantu

Pour la première fois depuis des années, les syndicats de journalistes SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT, SJ-CFTC, SPC-CFE-CGC et SJ-FO ont réussis à se mettre autour d'une table pour parler des problèmes de fond dans la profession.

Nous avons réalisé cette émission dans la rue, le 4 octobre 2007, juste avant le démarrage du meeting qui a rassemblé près de 200 journalistes, surtout des syndicalistes. A l'issue de cette rencontre, des propositions concrètes ont été rédigées. Une pétition de l'intersyndicale vient d'être mis en ligne.

Ont participé à cette émission:
Journaliste: John Paul Lepers
Caméra: Jérôme Mignard , Joseph Haley
Son :  Xavier Piroelle
Coordination: Bertrand Basset
Montage: Julien Chalais
Mise en ligne difficile: Anthony Santoro et Larbi Aarab, puis JeanSebastien, avec l'aide matinale de Rodrigo Seplulveda

PROCHAIN POINT ROUGE VENDREDI 19  OCTOBRE

Réalisé à Bondy (93), sur la place du marché, devant le RER.

 

Avec le Maire, des Bondy-bloggeurs, et des passants.

QUESTION: C'était comment au bled?

Les habitants de Bondy, pour beaucoup français, mais ayant gardés des liens avec le pays d'origine de leur parents, racontent leurs dernier été au Maroc ou en Algérie. Surprenant!