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Commentaires

Franck Lazare

I love it, it's cool!
OUVRE LA!

Jean

Le civisme, ce n'est pas un sprint, c'est une course de fond...
Sinon, es-ce vraiment efficace pour que les jeunes s'inscrivent massivement ?
La question est posée...

Jean

Le civisme, ce n'est pas un sprint, c'est une course de fond...
Sinon, es-ce vraiment efficace pour que les jeunes s'inscrivent massivement ?
La question est posée...

Ellaurenzovfoot

Elle est rigolote la bande de plouc qui passe devant la caméra. Ça me fait marrer les "ma soeur","mon frère", "la famille" quels expressions merdique. Franchement ça donne envie à quelqu'un de voir des gens qui essayent de dire de prendre sa carte électorale en essayant de rythmer maladroitement leurs propos? "Ouvre là" soit... Je suis pas inscrit sur les listes électorales et ça me donne pas envie de le faire. Qu'ils passent au moins des gens qui réfléchissent avec la tête et non le coeur (ouais je sais j'suis dégueulasse)
Mais bon l'initiative est belle, mais allez voir vers les milieux universitaires pour avoir leurs avis ne serait pas plus mal que des rappeurs en mal de devenir.

Jean

Tu as pû le constater ce clip s'adresse aux jeunes des banlieues.
Les "ma soeur", "mon frère" reviennent souvent dans leur bouche ...
N'oppose pas deux catégories de gens, il faut prendre en compte tout le monde.
Les milieux universitaires n'ont qu'à se mobiliser à leur tour et on parlera d'eux. ;-)

Lucas

Je ne suis pas vraiment un amateur de la démarche...
Certes, il faut aller voter et le public à qui ils s'adressent est certainement un groupe de gens qui ont (ou pensent avoir tout-au-moins) une conscience politique, des idées...
Mais pour moi, c'est là que le bas blesse, l'important, avant de "l'ouvrir", c'est de réfléchir... de s'intéresser, de se forger une opinion...
Là, à part pour ceux qui pensent "qu'il ne sert à rien d'aller voter", je ne vois pas vraiment quoi que ce soit de positif dans la démarche, d'un point de vue démocratique...

Et quand Rim-K du 113 précise qu'il va aller voter "utile", ça me fait froid dans le dos... Va voter, mais pour untel... c'est le message en substance, et naïvement, je pense que c'est une mauvaise utilisation de ces artistes convertis en leaders d'opinion...

Mon message serait plutôt : "inscrivez-vous avant qu'il ne soit trop tard, quitte à ne jamais s'intéresser à la politique, à ne pas voter, ou a voter blanc..."

Que ce qui se sentent concernés votent...

Elisa Jacques

C'est dommage les jeunes de banlieue les plus concernés ne viennent sans doute pas sur ce blog.

6 commentaires, c'est tout !

Sinon, je reconnais que c'est utile. Et puis je comprends un peu que l'on arrive pas forcément à s'identifier à la caricature du jeune de banlieue.

Nicolas

Moi je trouve la video très bien, les artistes de rap sont les rares personnes qui peuvent s'exprimer publiquement sur ce qu'est la banlieu et ce que les gens vivent la bas.
Maintenant cet appel a voter est clairement un appel anti-sarko car il est detesté dans les cités.
A la différence de Jean je crois que ces gens sont suffisament intelligent pour voter pour quelqu'un qui defendra leur interet.
Peace !

philippe boisnard

un peu démago tout cela : voter pour qui ? pour quoi ? Le problème du politique c'ets la représentativité. On passe à une nouvelle ère : celle où les citoyens l'ouvrent mais en-dehors des urnes, celle où de plus en plus de monde est informé en dehors des médias traditionnels. Tu le sais JPL ! tu fais partie de cette mouvance avec ton blog. Voter ? pour encore se faire supprimer sa parole, pour qu'enncore cela soit des représenetant qui nous suppriment notre volonté et nous fassent taper dessus comme l'an passé avec le CPE etc... L'ouvrir c'ets être comme les pompiers, les lycéens et les étudiants, c'est lutter en-dehors de toute idéologie pour un droit qui nous semble légitime et qui acquière un socle massif de gens qui sont prêts à lutter sur le terrain. C'est là que la politique va se faire de plus en plus, n'en déplaise aux républicains, nous passons peu à peu à la démocratie !

Jean

Nicolas, tu n'as manifestement pas compris ce que j'ai écris.
Je m'interrogeai juste sur l'efficacité d'un tel truc.
Es-ce suffisamment convainquant pour que les jeunes banlieusards aillent s'inscrire sur les listes électorale ?
Le vote intervient aprés et là, j'ai bien compris que ce n'est pas à moi de glisser le bulletin de vote dans l'enveloppe ! ;-b

Tout à fait d'accord avec Philippe, voter c'est utile mais il faut donner de sa personne sur le terrain, c'est à dire par des manifs entre autre...^^

metallah

personnellement j'aime beaucoup et je préfère cette vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/xrd3i_karcher-versus-listes-electorales

qu'on peut retrouver ici
http://blog.voynet2007.fr/index.php?2006/12/07/64-si-tu-ne-t-occupes-pas-de-politique-la-politique-s-occupera-de-toi

mieux aussi que ce que propose le MJS... qui est un peu démago

Cristobal

Je suis moi même étudiant, certains commentaires m'affole, comment interpréter le "bande de plouc" et la critique acerbe dirivgée vers les codes propres à cette mouvance rap,soi dit en passant la meilleure façon pour que le message soit entendu par tous ceux qui vivent dans les cités...En d'autres termes, par et pour ceux qui savent ce qu'est y vivre!(Et pour les autres aussi, bien sur!)
Je n'y ai jamais vécu, je suis étudiant, je n'ai pas à me plaindre, j'adore écouter du rap (ainsi que d'autres styles) et je trouve bien de voir ces gens dire "moi aussi je vote" quelque soit l'image, l'idée et l'opinion que l'on ait sur leur musique. Personne en démocratie n'est plus apte à voter qu'un autre, la réflexion est un acte personnel nul ne peut juger la qualité de la rélexion de son prochain!
OUVRONS LA! Quelque soit notre origine sociale, culturel dès lors que l'opportunité de s'inscrire sur les listes nous est offerte!
Loin d'être fan de Diam's le bulletin d'un de ses auditeurs ressemblerait peut-être d'avantage au mien que le bulletin d'un téléspectateur estampillé Sevrant, qui a bien sa carte électorale et vote tout le temps!

Cristobal

http://www.dailymotion.com/visited/search/karcher/video/xitgq_joey-starr-et-sarkozy

A VOIR

marc

Pourquoi?
Pour qui?
a-ton le droit de ne pas voter?
Qui a dit élections piège à cons?
Quand le vote blanc
sera comptabilisé
je voterai.

Merci

marc

Pourquoi?
Pour qui?
a-ton le droit de ne pas voter?
Qui a dit élections piège à cons?
Quand le vote blanc
sera comptabilisé
je voterai.

Merci

Lancelot

Dommage que les politiques ne fassent pas le même genre de campagne, toute tendance confondue.

Et les solistes de l'opéra de Paris également.

w!ll

Le problème c'est qu'il y a peu, voir aucun politique qui s'adresse d'une façon normal aux jeunes. Alors quand des personnes connues ou pas se bouge les culs j'aime assez.

chris

Ce qui serait bien aussi ce serait que les mairies soient ouvertes le samedi ou plus tard le soir. Parce que malheureusement je suis dans une ville communiste et la municipalite n'est ouverte qu'aux heures de bureau(et voir moins).

Lucas

Marc, c'est si tu votes blanc qu'il finira par être comptabilisé...

Laurent

Pourquoi il ne nous semble pas utile d’aller voter, ni même de nous préoccuper de la prochaine campagne électorale (et pourquoi nous sommes au contraire engagés dans une autre campagne)


Résumé

Le désastre écologique dont sont victimes les êtres vivants qui se trouvent enfermés dans un système social chaque jour plus totalitaire et artificiel, n’est pas directement lié aux politiques libérales mais au processus historique d’industrialisation et à la logique de la domination qui prévaut depuis toujours. C’est bien à cela qu’il s’agit de continuer à s’opposer avec toute la clairvoyance possible. Ceux qui parlent de réformer l’état des choses au moyen de politiques de développement durable, c’est-à-dire de trouver les moyens de poursuivre le développement industriel du monde, ne feront qu’approfondir le désastre.
Notre aspiration politique consiste à remettre en question les fondements de la société, ses institutions, ses choses, qui ont fini par devenir le pouvoir et n’ont pas de raison humaine, car elles ne sont pas humaines. De cela il ne peut être question dans le cadre d’une échéance électorale qui par principe exige de ceux qui veulent y participer (candidats, militants ou électeurs) d’ignorer les rouages de la dépossession et d’en accepter les modalités.
Ce texte qui n’apporte guère de nouveauté, sans doute ne convaincra pas grand monde. Nous l’adressons à nos amis pour leur dire que notre position ne résulte pas d’un point de vue hautain mais se veut au contraire très basique. Elle est nourrie du ressenti de notre actualité, de ce que nous comprenons de l’expérience historique, et aussi de ce que nous ne pouvons en comprendre.


Les récentes mesures réprimant la libre communication de la recette de la tarte aux pommes ou d’on ne sait quel autre savoir ancestral, doivent être vues non pas comme une aberration ridicule et risible de l’appareil législatif, mais au contraire comme le signe de son aboutissement logique : la loi étant d’abord là pour reconnaître et officialiser la réalité des rapports de force [1]. En l’occurrence l’agrochimie fait face à d’importants frais de publicité pour écouler des produits savamment fabriqués après des années de développement en bureau d’étude, pourquoi du haut de sa puissance financière admettrait-elle de se trouver injustement contrariée par des concurrents humains qui n’auraient qu’à se parler pour, génération après génération, se refiler les secrets du dessert ? Il lui fallait bien faire valoir ses droits.
Cette avancée significative du droit de la concurrence qui oppose entreprises multinationales et individus, fait suite à différentes étapes de ce que nous nommons exclusion et qui traduit la mise hors jeu social de l’humain. L’extension de cette disqualification se poursuit partout sur tous les continents, dans les villes, les banlieues, les campagnes, sans que nous ne réussissions à faire beaucoup plus que nous émouvoir des nouvelles que nous en recevons.
La fraction des humains qui se trouve exclue d’une société qu’on croyait pourtant faite par et pour eux, ne cesse de s’étendre ; même les cadres qui pensaient être particulièrement utiles à la prospérité du système économique doivent désormais se demander combien de temps encore ils en seront employés et jusqu’à quelle compromission et mutilation de leur pensée ils devront aller pour conserver leur poste.
Comme il se répète dorénavant avec quelque vraisemblance, le futur n’a plus besoin de nous.

Dans ces conditions, combien de temps encore feindrons-nous de ne pas voir que la participation des humains à l’organisation de la vie sociale n’est tolérée, voire encouragée, que dans l’exacte mesure où elle ne remet rien d’essentiel en question et se plie aux rituels de la soumission et de l’acceptabilité (il est possible de discuter du tracé des autoroutes mais pas de discuter de leur nécessité, de dire NON à un aéroport mais pas NON aux aéroports, de créer des conférences citoyennes pour débattre des nanotechnologies mais pas de s’opposer à leur développement, de répondre aux sollicitations des “dirigeants politiques” à participer à des jurys populaires mais pas de régir nous-mêmes localement nos vies dans le cadre de démocraties directes).
Combien de temps penserons-nous encore que la démocratie libérale est une démocratie, et qu’elle a quelque chose de libéral au sens où des citoyens disposeraient d’une quelconque liberté ?
Que l’ordre en place n’ait même plus besoin de faire mine de respecter le bon sens de la raison humaine pour se déployer, témoigne du triomphe accompli de l’artificialisation du monde. C’est-à-dire, la prise de pouvoir des choses inertes sur les êtres vivants. Chacun peut quotidiennement éprouver cette mutation.

Combien de temps dureront nos illusions ? Peut-être jusqu’à la fin. Car l’homme qui n’a de cesse de travailler à un avenir toujours plus machinal, ne doit pas douter que ce projet est bien le sien, qu’il sert ses désirs, sa volonté, ses intérêts. On a vu autrefois des hommes mobilisés par le devoir national, s’en aller en guerre le cœur léger. On en voit aujourd’hui qui prennent les chiffres du commerce extérieur plus au sérieux que les résultats du PSG.
La fonction centrale de la propagande qui est devenue l’une des premières industries de l’économie moderne, ne consiste pas seulement à nous soumettre mais surtout à nous faire désirer cette soumission et à en devenir les acteurs. Ainsi figure en bonne place de notre imaginaire, l’étrange idée que le sort des hommes, des femmes, des enfants et des cochons, et du monde tout entier, est conforme à la volonté du plus grand nombre. D’aucuns finissent alors par croire aux élections.
Rien n’entretient autant dans l’imaginaire l’idée de liberté démocratique que le bulletin de vote qu’on nous confie régulièrement.

On le voit donc, nous participons à l’ultime étape de l’enfermement de l’humain dans un dispositif social d’autant plus dénué de compassion à notre égard, qu’il peut de mieux en mieux se passer de nous ou de plus en plus facilement nous contraindre à lui obéir sans discussion.
Cependant, beaucoup pensent que le politique est l’ultime carte à jouer pour mobiliser les intelligences et nous extraire de l’ornière de ces progrès ; peut-être n’ont-ils pas tort.
A condition de ne pas se tromper sur ce que nous nommons politique.

Pourquoi donc il ne peut être question de participer aux facéties organisées par la propagande du système entre une coupe du monde et une star académie quelconque, quand bien même ce droit au suffrage universel aurait été chèrement acquis ?

Dans un contexte où tout semble pratiquement joué, mais où nous avons pourtant parfois le sentiment fragile d’exister encore en tant qu’être vivant appartenant à une communauté, nous croyons au politique. Ce politique n’a guère à voir avec ce qui fut à la fin des années 60 assez irrévérencieusement, mais non sans quelque pertinence, désigné sous le terme de “piège à cons”.
Ce qui peut se gagner dans le meilleur des cas dans une élection républicaine, c’est de se prendre au jeu après en avoir accepté toutes les règles. Faire vivre un nouvel appareil ou plutôt un vieil appareil rénové.

Il se trouve précisément qu’à côté des “dirigeants” qui n’en finissent pas de jouer aux serviteurs des pouvoirs dominants, des gens plus sérieux et plus respectables, des amis parfois, ambitionnent de s’atteler à la prescription de dispositions censées redonner une consistance aux aspirations humaines. Ils se regroupent sous l’appellation de gauche antilibérale et entendent poursuivre sur l’élan de la victoire du Non au dernier référendum la construction d’un autre monde qu’ils proclament possible. Et d’ailleurs ils ont des propositions de réformes dont certaines sont même des transformations importantes visant à mettre un terme à la déliquescence du monde biologique.
En dehors de l’absurdité qu’il peut y avoir, lorsqu’on ambitionne de reconquérir une parcelle de liberté humaine, à s’allier à des institutions sociales aliénantes qui “ravalent l’humanité vivante à leur chose” , nous voudrions redire, ce qui dans le projet socialiste ne nous convient pas.

Chacun a depuis longtemps compris que les réformes libérales sont supportées par les champions de la droite (Parti Socialiste confondu) comme un âne supporte le poids de la charge que le maître lui a installé sur le dos — n’ont de réforme que le nom, s’agissant de se soumettre aveuglément aux injonctions d’un ordre qui ne réclame plus que du changement accéléré.

Quant aux réformes que la gauche antilibérale souhaite mettre en œuvre, elles semblent inspirées par un authentique socialisme. Sont-elles pour autant recommandables ?
Un rapide survol des propositions de cette gauche confirme ce qui est à craindre de tous les projets sociaux-démocrates : tandis que bien des points de l’édifice sont convenables, ses fondations sont une catastrophe, précisément l’origine du désastre dans lequel nous nous trouvons. Y trône toujours cette illusion que tout pourrait être beau, pourvu qu’existent un meilleur partage des richesses, des emplois sûrs et garantis, une protection sociale universelle, une priorité donnée à l’homme plutôt qu’à l’économie, etc, autant de dispositions bien entendu garanties par la puissance de l’Etat.
La proposition prévoyant une nouvelle loi basée sur les conclusions des Etats Généraux de la recherche tenus à Grenoble en novembre 2004 suffit à elle seule à disqualifier les fondements de ce projet socialiste et humaniste. Nous avons suffisamment observé le mode de déploiement de la production scientifique pour savoir en quoi elle participe de l’artificialisation machinale et de l’approfondissement de nos maux.
Les réformes d’un renouveau socialiste sont d’autant plus dangereuses qu’elles véhiculent une certaine tradition humaine à créer du contrôle, de la maîtrise et des organisations centrales. Elles légitiment l’idée d’une société dominée par des institutions anonymes. S’y exprime avant tout une volonté de puissance.

C’est ainsi que l’idée d’un être humain à l’aise et détendu dans son milieu, une sorte d’écosophie, est ignorée au profit de la poursuite du développement social, conduit par la science, la raison rationnelle et l’administration publique. Même prétendument attelé à la construction d’un autre type de développement, ce projet ne peut être le nôtre.

L’ordre social tel que le socialisme bien intentionné l’a historiquement rationalisé avec ses industries, ses laboratoires, ses écoles, ses armées, sa culture, est bien plus insupportable que l’ordre économique qui n’en est qu’une des composantes. Les efforts de l’organisation sociale dans tous les domaines visent par essence à assurer la position géostratégique des puissances dominantes. Et même si ce qu’il y eut et ce qu’il reste à sacrifier pour que dure le développement est sans cesse plus effrayant, cela n’a jamais suffi à retenir le zèle des serviteurs de cet ordre. Ce qui caractérise les sociétés engagées dans le développement durable ce sont les progrès de l’enfermement, l’essor des industries de propagande, de sécurité et de gestion sanitaire et environnementale. Nous ne croyons pas qu’une 6e République infléchisse d’une quelconque manière le prévisible destin du vivant ; elle le rendra sans doute plus probable. Le projet de développement durable soutenu par la gauche antilibérale, s’il est poursuivi, risque fort de se hisser rapidement vers des sommets de monstruosité. On ne fera durer le développement qu’au prix de sacrifices encore inimaginables.

Voilà dira-t-on bien des propos extrémistes qui ne mènent à rien et risquent même en affaiblissant les attitudes raisonnables de faire le jeu du fascisme. Pour notre part nous pensons que c’est lorsque la propagande a miné le sens du discours et du langage que le moindre fragment de vérité est susceptible de faire passer son auteur pour un esprit intègre et salutaire. Il n’y aurait plus alors qu’à s’en remettre à sa trempe. La démagogie pousse dans le désert de la pensée.
Certains répéteront pour la nième fois qu’ils ne croient pas au Grand soir, qu’ils ne sont pas prêts à jeter le bébé avec l’eau du bain, qu’il convient d’abord de rassembler.
Quelques amis socialistes [2] nous expliqueront encore une fois que les questions que nous posons sont trop vastes, qu’on ne saurait s’y atteler trop tôt, qu’il convient de les réserver pour plus tard, qu’elles sont d’ailleurs un motif grave de division. Sur ce dernier point, ils ont raison ; il est délicat d’interroger le projet de la société technomarchande lorsqu’on se trouve employé dans une centrale nucléaire, comme il est délicat de penser son travail de manière critique lorsqu’il est la source d’un pouvoir d’achat — dont on peut se plaindre avec raison du faible niveau en même temps qu’on reconnaît qu’il ne peut être offert à tous sans causer la ruine de la planète.
Pour cela donc l’essentiel, ce que nous coproduisons, restera tabou.
Or, vouloir changer la société sans remettre en question l’ensemble de l’activité humaine, de la production industrielle à laquelle nous nous sommes liés, revient à poursuivre dans la voie de l’humanisme qui a servi d’alibi à la colonisation du monde par l’occident. C’est rester le complice volontaire de la dégradation environnementale qui ne découle pas spécifiquement des politiques libérales mais du développement industriel — qu’il soit organisé par des libéraux ou des socialistes —, qui témoigne du total irrespect des progressistes pour tout ce qui peut être dominé. Si on peut bien supposer que le NON au traité constitutionnel était un Non au libéralisme, il reste à savoir qui souhaite dire NON au système industriel ?

Nous qui ne croyons pas non plus au Grand soir mais voyons pourtant une nuit profonde s’épaissir, voulons en principe nous en tenir à l’essentiel, nous pensons que c’est par là qu’il faut commencer, quitte à accepter une certaine solitude.
Il ne peut y avoir de construction politique satisfaisante sans pensée libre et sans prise en compte de nos désirs profonds qui passent d’abord par la possibilité de participer à un monde habitable.

Cet effort à mener n’est pas un combat d’actualité, il n’est rien de moins que l’ultime épisode d’un combat vital, dernier acte d’une tension qui a historiquement opposé les tenants d’un morbide ordre des choses à celui de la conscience vivante du monde.
Le combat vital, implique d’abord la désobéissance aux injonctions du système ; l’organisation d’élections étant le point d’orgue de la grande mascarade institutionnelle, elle est à déserter en priorité.

Il nous reste à rechercher comment nous pourrions vivre ensemble sans décharger nos responsabilités sur des institutions anonymes, un Etat, des Experts, des Centres de toutes sortes (de conservation du patrimoine, de gestion de la flore et la faune naturelles, de rétention, de détention, de concentration, de recherche scientifique), une Education Nationale, un Parlement européen, une Police municipale, une Armée, une Organisation mondiale de la santé assujettie à une Agence internationale de l’énergie nucléaire, une Organisation mondiale du commerce, des Semenciers multinationaux, des Hypermarchés, des Abattoirs connectés par l’amont et l’aval à des usines de viande, des Barrages hydrauliques, des Autoroutes qui n’en finissent pas de nous ceinturer, des TGV, des Airbus A412, des Satellites espions, des TF1 et A2, des Partis politiques, et puis partout des Robots aux apparences trompeuses.
Contrairement à la vision que les gestionnaires de l’ordre donnent de nos idées, il ne s’agit pas de tout rejeter de l’existant mais d’établir l’inventaire de ce qui fut historiquement produit avec une certaine raison, et qui a fini par organiser notre enfermement ; voir ensuite comment démanteler ces dispositifs. Pour discerner ce qui nous intéresse de récupérer de ces artifices culturels et sociaux qui constituent malgré tout notre humanité, il conviendra de s’attacher aux savoirs, aux pratiques, aux techniques qui pourront être ré-appropriés par des communautés, c’est-à-dire être affranchis des carcans institutionnels pour participer à des autonomies locales. Comment par exemple conserver ce qui au sein de l’école facilite l’échange de savoir inter-générationnel, sans engendrer le formatage des esprits organisé par une éducation nationale ?

Ce projet n’appelle pas à l’embrasement généralisé, à une émeute romantique dans laquelle communieraient tous les êtres délivrés de leurs chaînes pour un moment d’exaltation aussi vite passé qu’un match de football, troisième mi-temps incluse.
Nous entendons combattre l’ordre des choses plutôt que ceux qui s’y soumettent, car nous savons qu’il peut être difficile de lutter sur ce terrain et que chacun porte son lot de compromission. Il n’entre pas dans notre propos d’haïr ou de violenter quiconque.
La vie sociale, la vie des humains, est à réinventer de fond en comble. Et elle n’est pas à fabriquer sur la base d’étranges capacités et prouesses techniques à venir, mais sur la base d’une communauté de besoins, de désirs et d’intelligence élargie à l’ensemble des êtres vivants.
Cessons dès lors de parler de réformes, et envisageons comment nous transformer nous-mêmes, comment tenter des gestes inspirés par un ressenti et une pensée que nous puissions partager.
Pour imaginer que de tout ceci puisse résulter quelque chose qui dépasse l’anecdote de nos histoires personnelles, une désertion massive de la participation des humains à leur enfermement est plus que nécessaire. Cependant chacun est susceptible de méditer sur la morbidité des choses qui nous gouvernent. Chacun dans une certaine mesure où qu’il se trouve peut à sa façon tenter un geste pour délaisser le poste qu’il occupe dans le système social actuel et rechercher à vivre une petite place au sein de ce qu’il reste de la biosphère. Ceci n’est pas une utopie puisque dans ce sens beaucoup ont déjà montré la voie.

Voilà la campagne qui nous intéresse. Voilà le champ de nos actions politiques, voilà où nous invitons à nous accompagner. Ce n’est certes pas là affaire d’élection.

décembre 2006, paisants de l’Aveyron, du Tarn et de l’Agout
___
[1] "La nouvelle avait perturbé les ondes. Un chroniqueur horticole courageux s’insurgeait, sur France Inter, de la parution imminente d’un décret (prenant effet en date du 01 juillet 2006), qui l’empêcherait dorénavant de donner à ses auditeurs des recettes leur permettant de traiter naturellement leurs jardins et balcons. Interdit de dire que l’eau chaude est un bon désherbant pour les allées. Interdit de dire que de simples feuilles de fougère éloignent les chenilles des choux. Interdit de donner la recette séculaire d’un extrait d’ortie, appelé purin ! L’information paraissait si énorme que personne n’y a cru ! L’interdiction de fournir, par quelque moyen que ce soit, les recettes pour confectionner des produits naturels non-homologués, le simple fait d’en parler, avait beau être assortie d’une peine de 2 ans de prison et 75 000 € d’amende, elle faisait sourire !" Le 31 août 2006, les services de la Répression des Fraudes et les services de la Protection des Végétaux (la police des plantes !) sont intervenus chez Eric Petiot, paysagiste, formateur et coauteur de l’ouvrage Purin d’Orties et Compagnie. Au cours de cette inspection (de 10h à 16h), plusieurs documents ont été saisis (papier et numérique). Eric Petiot s’est vu signifier une interdiction d’enseigner les recettes de produits naturels non homologués et même de ramasser des plantes sauvages lors de ses stages de formation. (extrait de www.cawa.fr)
[2] Ce qualificatif ne désigne évidemment pas les membres du Parti Socialiste

(trouvé sur http://forum.decroissance.info/viewtopic.php?p=28250 )

omer simpson

waou !!
en effet ca fait peur !
ce sont eux qui veulent que je vote ??
on croient rêver, homophobe et libérales pour la moitié, issue de la generation "skyrock" qui nourrit les tennagers de clichés sur la banlieue,beurk !!
je prefere encore les bab de la decroisssance.
aaah, l'argent et la democratie, ca va pas ensemble!!
je me comprends

sergij

ACHTUNG !
Le ministère de l'interieur semble avoir une manière bien à lui de se réjouir du surcroit d'inscriptions sur les listes éléctorales:

C'est soi-disant si simple de s'inscrire, et pourtant...de belles surprises ne manqueront pas d'attendre nombre de nos chers concitoyens: entre autres: LE REJET D'INSCRIPTION...Bah oui.

Ce que peu de gens ( et j'en étais ) semblent ignorer, c'est que leur demande d'inscription est examinée par une commission ( c'est une sorte de groupe formée de gens très intélligents ), dans laquelle siègent, entre autres, un représentant du préfet ( qui ne saurait donc en aucun cas etre taxé d'émanation du gouvernement ), ainsi que d'autres éstimés notables locaux.
Et cette commission statue ( c'est son role, non ? ) selon des critères "objectifs" sur votre légitimité à vous voir inscrits sur les listes, et ceci de façon toute à fait indépendante de nos chers maires.
Ainsi, donc, contrairement à ce qui est communément admis, le vote en France n'est pas un "droit" au sens simpliste du terme, ce serait indigne de nos institutions...Il s'agirait plutot là d'une sorte d'autorisation gracieusement accordée par une commission ( je le rappelle, formée de gens très calés ).

C'est ainsi, donc, qu' a été notifié un refus d'inscription à mon épouse par le biais d'une lettre recommandée AR, arguant "manque de justificatifs de résidence"...sans doute, sans doute...

Seulement, voila: Il semble demeurer comme un leger problème.

A la mairie de Bastia, les bureaux ploient sous le poids des dossiers refusés. Au vu de ce que j'ai pu glaner, il y en aurait jusqu'à .....500 . Pour des motifs auxquels la mairie ne semble rien comprendre.La preuve en est que lorsqu'ils ont étés remplis dans leurs bureaux, tout avait l'air OK.
Et Bastia, c'est tout minuscule comparé aux banlieues.

Tiens...? Vous commenceriez à comprendre ?

Non, ne souriez pas.Si quelque valeureux journaliste avait la sulfureuse idée d'aller fouiner dans tout ça.

Alors, bien sur, vous pouvez contester cette décision, à partir du 11 Janvier dans un recoin sombre d'un tribunal sombre, par une matinée sombre...

MAIS COMBIEN DE NOS CONTEMPORAINS IRONT SE FAIRE C...R A ALLER CONTESTER ????

Nombres de nos plus illustres penseurs ( sur LCI par exemple ) semblent emettre quelques réserves sur la propension de certains candidats à bénéficier du vote des nouveaux inscrits.

Si j'étais parano ( mais je ne le suis heureusement pas, malgré mon assiduité coupable aux diverses saisons de X-Files ), j'aurai tendance à penser que Monsieur le Ministre-Président de l'interieur de l'UMP, a laissé passer quelques consignes....

Comme c'est bon de ne pas etre parano.....

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