Sur TF1, Bayrou a encore une fois sorti ses griffes contre la bipolarisation imposée, selon lui, par les médias et particulièrement sur l'antenne de TF1. Revoir ici le premier épisode, ou il me racontait en exclusivité la teneur de son échange "musclée" avec la direction de TF1, en septembre dernier.
Hier soir, lorsque la journaliste, Claire Chazal, lui a fait remarquer que la
France était "partagée en deux". Le candidat déclaré le jour même à la présidence de la République a répliqué: "c'est ce que les grands médias
nationaux vendent (...) Les Français ne se laisseront pas mener par le
bout du nez vers ce choix vers lequel on voudrait les contraindre". "Quand vous recevez Ségolène Royal, vous ne lui parlez pas de Nicolas
Sarkozy, et quand vous recevez Nicolas Sarkozy vous ne lui parlez pas
en général de Ségolène Royal. En tous cas, vous ne leur parlez pas de
moi". "Ils sont tout le temps sur vos plateaux et vous ne leur parlez
pas des autres", a-t-il ajouté.
Rappelant le résultat du premier tour de 2002, ou le PS avait été éliminisé, il a lancé à Claire Chazal: "cessez de vouloir conduire les Français vers ce choix
(PS/UMP). Il y a en France beaucoup d'électeurs qui n'ont pas envie de
se voir enfermés dans Nicolas Sarkozy/Ségolène Royal, aller retour,
matin, midi et soir!".
Au delà de ce nouveau clash, que semblent apprécier ses électeurs potentiels, Bayrou affirme de plus en plus clairement sa volonté de constituer une force politique rassemblant autour de lui, les "bonnes volontés" de droite et de gauche pour résoudre les problèmes des Français. "on va s'y mettre tous emsemble, au lieu de continuer à démolir ce que l'autre fait".
Selon lui, "Il y a zéro chance que le Parti socialiste, reprenant le pouvoir qu'il
avait il y a 5 ans, ou que l'UMP, conservant le pouvoir qu'il a depuis
5 ans, puissent sortir le pays de la crise où il se trouve"
Le programme de Bayrou ne brille pas par son originalité, mais le
leader centriste s'affirme de jour en jour comme le candidat de la
"rupture", pas vraiment "tranquille", contre les médias dominants. Un
créneau porteur, à l'heure de l'émergence de l'internet dans la
campagne électorale.
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