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KHALIFA CHANTE SÉGOLÈNE ET NICOLAS

Suite des "Artistes Citoyens pour 2007"

Merci à Pierre-Jean pour ce lien vers cette nouvelle chanson sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. C'est signé Khalifa, qui la propose sur son blog Myspace. Y'aurait-il des chansons sur les autres candidats?..

Voici les paroles de sa chanson:
SEGOLENE ET NICOLAS  Cécilia voudrait que Ségolène Lache l’affaire et laisse Nicolas A ses affaires mais ce qu’elle ne sait pas C’est que François ne l’entend pas comme ça Ségolène se voit déjà la reine Une jolie femme à la tête de l’état Faut un peu plus pour maîtriser les rênes Qu’un beau tailleur ou qu’un joli minois Nicolas lui, fait toujours des siennes A coup de masse, il remanie l’acquis Toute la crasse des banlieues parisiennes Au jet de haine, il efface vos soucis  Refrain Monsieur Jacques est un piètre comptable Nicolas rends toi a la police Mon Lionel on a plus ton portable Ségolène où sont les socialistes ?  Quant au programme faudrait qu’on en discute Il est pas large, mais faut pas qu’on s’dispute Y en a pour tous, mais attention la chute Concentre toi et attache bien ton fute  Pour les français, il y aura du boulot Les sans-papiers, un voyage en cargo Pour les barbus, interdit de métro Pour les négros, un blanchiement de peau Pour ton salaire, tu pratiqueras l’ascèse Tel un fakir, tu défieras la braise Pour ta retraite, va voir le Père Lachaise Tes droits sociaux, vaut mieux que je me taise  REFRAIN  Tu te souviens c’était il y 5 ans Le p’tit Lionel voulait devenir grand C’était grandiose , c’était même touchant Le vieux Jaco lui, s’aiguisait les dents Un beau braquage à 82 % Un coup de maître , je suis même tombé dedans  Faut pas que je pleure car même le procureur N’y pourra rien lui aussi il fait son beurre Si ça t’écoeure, dis toi que je suis menteur Ferme bien les yeux et surtout serre les dents  REFRAIN  La morale ???? Ben il manquerait plus que ça !!! Faudrait qu’j’te dise ce que moi même je ne sais pas ? De La Fontaine, je crois qu’il a déjà fait ça, Allons le lire peut être que ça nous détendra  Ah oui ! sinon j’vous dis à la prochaine Avec d’autres noms mais avec la même rangaine Le bon, la brute, les bouffons, la jouvencelle Des portes ouvertes à défoncer sans qu’ça nous gêne

DENIS ROBERT CHEZ LES JUGES

Comitlogo
Les juges ont convoqué Denis Robert, le 12 décembre en vue de sa mise en examen pour "recel d'abus de confiance" Pris, malgré lui dans la tourmente de la deuxième affaire Clearstream qui oppose Nicolas Sarkozy à Domique de Villepin, l'auteur des enquêtes sur Clearstream, qui a révélé le système bancaire qui permet des échanges opaques avec les paradis financiers de la planète, se retrouve   encore une fois dans la tourmente judiciaire. Arcelé par les meilleurs avocats du Luxembourg, cette nouvelle affaire affecte le journaliste qui lance un appel au soutien.

Une association, créée par des amis de Denis récolte des fonds pour l'aider à faire face aux dépenses liées à cette affaire.
Merci de lui répondre. Il faut sauver le soldat Robert!


"Ce qui n’était pas prévu est finalement arrivé.
J’ai reçu une convocation de première comparution à mon domicile cette semaine.
Les juges d’Huy et Pons, suite aux plaintes déposées par Clearstream et le cabinet d’audit Barbier Frinault et aux réquisitions du Parquet de Paris, m’invitent à passer les voir le 12 décembre prochain, pour me mettre en examen.
Cette comparution intervient à la veille de mes procès en appel contre Clearstream.
On me reproche un recel d’abus de confiance sur lequel je me suis déjà expliqué ici.
Je répondrai sans aucune difficulté à toutes les questions qui me seront posées comme je n’ai jamais manqué de le faire.
Depuis mars 2001, date de la sortie de mon premier livre Révélation$ et du film Les dissimulateurs, j’ai toujours œuvré dans l’unique but d’informer le plus grand nombre, sans jamais enfreindre la loi, sur les pratiques et dérives en cours dans ce milieu très opaque de l’hyperfinance.
Denis_robert_poing_ferme_1
Je suis allé là où aucun juge n’avait jamais mis les pieds car dans les paradis fiscaux, les magistrats ont pour fonction de protéger les criminels.
Mon travail, depuis l’appel de Genève, s’inscrit dans une démarche visant à expliciter le pillage organisé de nos économies par le crime organisé et l’aveuglement des politiques et des banquiers sur ces questions.
J’ai résisté à toutes les pressions et à tous les pièges qui m’ont été tendus.
J’ai persévéré dans ce travail avec la Boîte noire, puis avec l’affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo, notre dernier film, le seul que Clearstream n’ait pas attaqué.
Mes révélations sur la multinationale luxembourgeoise ont d’abord permis de mieux comprendre le fonctionnement de la planète financière : la traçabilité des échanges transfrontalier, la centralisation en des points stratégiques de l’information, l’autocontrôle des banques.
J’ai montré, sans l’ombre d’un doute, que Clearstream était un organisme de compensation formidablement efficace pour des milliers de clients –banques honorables comme société off shore- cherchant à dissimuler des opérations
immensément frauduleuses. Et ce au moins jusqu’en 2002, date où mon enquête s’est achevée.
Ma volonté d’informer le plus grand nombre s’est ensuite concrétisée par la publication en juin dernier de mon livre Clearstream, l’enquête, où j’ai, le premier, révélé les turpitudes et les protections des acteurs de cette tragicomédie à la française. Cette histoire de corbeau est d’abord l’histoire du détournement de mon travail à des fins politiciennes et en
définitive mercantiles (...)

Denis Robert


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MICHAËL MOORE ECRIT À BUSH

Suite aux conseils de Philippe, je suis allé jeter un coup d'oeil sur le"Serment d’un progressiste à des conservateurs démoralisés", signé Michaël Moore. Publié par le Los Angeles Time, repris dans Courrier International.


A la suite de la victoire des démocrates, le facétieux réalisateur à la casquette de base-ball s’est adressé aux électeurs conservateurs dans les colonnes du Los Angeles Times.          

Je souhaiterais tendre un rameau d’olivier. Ceux d’entre vous qui se disent conservateurs et votent généralement républicain viennent de passer quelques semaines douloureuses. Faites-moi confiance, je sais ce que c’est. De fait, nous autres du camp adverse ne savons pas vraiment ce qu’est la victoire et, si nous n’avons pas l’air très à l’aise ces derniers temps, il ne faut pas nous en vouloir. Je sais que vous êtes décontenancés par les résultats du 7 novembre.
Ce que je ne veux pas, c’est que vous sombriez dans la même grande frousse qui nous a envahis, à gauche, pendant plus de vingt ans. Certes, c’en est fini de votre révolution républicaine, mais accrochez-vous quand même. Ne vous laissez pas abattre. Ni moi ni les millions d’électeurs qui ont voté démocrate n’avons intérêt à crier vengeance pour les douze dernières années. Bien au contraire, laissez-moi vous faire douze promesses quant à l’attitude que nous adopterons envers l’opposition dans les années à venir.
Voici donc mon
Serment d’un progressiste à des conservateurs démoralisés :

1 – Nous vous respecterons toujours. Jamais, au grand jamais, nous ne vous traiterons d’
“antipatriotes” au seul motif que vous n’êtes pas d’accord avec nous. Mieux, nous vous encourageons à la dissidence et au désaccord.

2 – Nous vous laisserons épouser qui vous voulez (et cela bien que certains d’entre nous jugent le comportement républicain
“différent”, voire “immoral”). Qui vous voulez épouser n’est pas notre affaire. Aimez, tombez amoureux – c’est un merveilleux cadeau.

3 – Nous ne dépenserons pas l’argent de vos petits-enfants pour nos caprices personnels ou pour enrichir nos amis. Ce sont vos comptes à vous aussi, et nous les équilibrerons pour vous.

4 – Bientôt, quand nous ferons rentrer d’Irak nos fils et nos filles, nous ramènerons aussi vos fils et vos filles. Nous nous engageons à ne jamais envoyer vos enfants dans une guerre fondée sur une présentation PowerPoint minable mitonnée par des types qui n’ont jamais fait la guerre.

5 – Quand nous ferons des Etats-Unis la dernière démocratie occidentale à offrir une couverture maladie universelle et que tous les Américains bénéficieront d’une aide en cas de maladie, nous vous promettons que vous pourrez vous aussi consulter un médecin, que vous puissiez le payer ou non. Et quand la recherche sur les cellules souches aura mis au point des traitements et des remèdes contre des maladies qui vous touchent, nous ferons en sorte que vos proches et vous ayez aussi accès à ces progrès.

6 – Quand nous aurons dépollué notre air et notre eau, vous aussi pourrez respirer cet air plus propre et cette eau plus pure. Quand nous aurons enrayé le réchauffement climatique, vous n’aurez même plus besoin de chercher votre future maison au bord de la mer à Yuma, au beau milieu de l’Arizona.

7 – Si jamais un meurtrier tue 3 000 personnes sur notre sol, nous consacrerons tous nos moyens à sa traque et à sa traduction en justice. Immédiatement. Nous vous protégerons.

8 - Nous n’irons jamais regarder ce que vous faites sous la couette ou ce qui se passe dans votre ventre. Ce que vous faites en tant qu’adultes consentants est votre affaire. Nous continuerons à calculer votre âge à partir de votre date de naissance, pas à partir de la date de votre conception [allusion aux militants antiavortement].

9 – Nous ne vous reprendrons pas vos fusils de chasse. Mais si vous avez besoin d’un fusil d’assaut ou d’un pistolet pour tuer un oiseau ou un cerf, c’est que vous n’êtes pas très bon comme chasseur et que vous devriez peut-être vous trouver un autre sport. Parallèlement, par souci d’équité, nous armerons le cerf.

10 – Quand nous augmenterons le salaire minimum, cela concernera aussi vos employés. Ils utiliseront cet argent pour acheter davantage, ce qui signifie que vous serez remboursés ! Et quand les femmes seront enfin payées comme les hommes, nous ferons en sorte que les femmes de droite en bénéficient également.

11 – Nous respecterons vos croyances religieuses, même lorsque vous ne les mettez pas en pratique. Nous allons même tout faire pour promouvoir les aspects les plus audacieux de vos croyances religieuses –
“Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu”, “Aimez vos ennemis”, “Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille que pour un riche d’entrer au royaume de Dieu” et “Tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait”. Nous ferons savoir aux peuples des autres pays que Dieu ne bénit pas seulement les Etats-Unis, qu’il bénit tout le monde. Nous découragerons l’intolérance et le fanatisme religieux – en commençant par balayer devant notre porte.

12 – Nous ne tolérerons pas les politiques qui sont corrompus et enfreignent la loi. Et nous vous promettons de mener notre chasse aux politiciens corrompus en commençant par notre propre parti. Si nous manquons à cet engagement, nous comptons sur vous pour nous rappeler à l’ordre. Le simple fait d’être au pouvoir ne nous donne pas le droit de fermer les yeux si notre parti se dévoie. Merci d’accomplir ce grand devoir qui incombe à une opposition loyale.
Si je prends tous ces engagements envers vous, c’est que ce pays est aussi le vôtre. Vous êtes aussi américains que nous. Et nous sommes tous dans la même galère. Merci pour ces années passées au service du pays et merci de nous donner l’occasion de voir si nous pouvons améliorer ne serait-ce qu’un peu le sort de nos 300 millions de compatriotes – et du reste du monde.
Et maintenant reprenez-vous, et allons boire un Frapuccino
Michael Moore
Los Angeles Times   

FOOT: DRAME ET XÉNOPHOBIE

Des incidents graves sont survenus à l'issue de la rencontre de foot PSG - Hapoël-Tel Aviv, hier soir, vendredi 24 novembre.

Un policier Antillais a tiré sur des supporters du PSG. Un homme de 25 ans est mort. Selon les déclarations des autorités, le policier aurait agit en état de "légitime défense". Plusieurs témoins de la scène ont évoqués des insultes antisémites et racistes, venant du groupe de supporters.

J'ai fais une sélection sur le web pour vous. Les images sur internet circulent déjà largement sur les télés, et réciproquement.
D'abord un montage des journaux ITélé et LCI.

MODIF DU DIMANCHE 26/11
Un témoin direct s'exprime sur un site de sport (myfreesport.fr). Selon ce témoin, qui a suivi toute la scène du drame, car de confession juive il se sentait visé par les insultes antisémites. Au moment du coup de feu, il affirme se trouver à un mètre du policier. Ensuite, sa version est différente de la version officielle. Pour lui, le policier a tiré en l'air, et n'aurait pas touché les poursuivants.
On peut aussi imaginer que, dans la précipitation, ce témoin n'a pas vu "tomber" les deux personnes touchées par la balle du policier en civil. Vous pouvez lire ici l'intégralité du témoignage anonyme. L'enquête est cours. Ce qui m'a semblé interressant, c'est le début de son récit, comment le drame se serait déclenché:

Quel chemin décidez-vous d'emprunter pour quitter le stade ? On quitte la tribune présidentielle et on longe la tribune Auteuil avant de retrouver le boulevard Murat. Plus on s'approche de la place de la Porte de Saint-Cloud et plus on rencontre de supporters du PSG appartenant au kop de Boulogne. A cette heure-là, il y a encore beaucoup de monde dans la rue et on sent une tension... On voyait au loin des échauffourées entre les CRS et les supporters parisiens. Portez-vous à cet instant une écharpe ou un maillot aux couleurs du Paris Saint-Germain ou de l'Hapoël Tel-Aviv, un drapeau israélien ou un signe distinctif de votre religion ? Non. Absolument rien. Comment la soirée a-t-elle basculé? Des supporters du PSG étaient placés de chaque côté du trottoir et tenaient des propos antisémites. Ils lançaient des " sales juifs ! " à la cantonade. A cet instant, nous arrivons à proximité de la place de la Porte de Saint-Cloud. Quand on entend ces insultes, moi et mes amis tournons la tête pour savoir d'où elles proviennent. Pour eux, c'est comme si on s'était désignés. Nous, nous poursuivons notre chemin. " Ils " ? Ils sont pâles de peau, pas très grands, portent les cheveux courts, des écharpes du PSG et des gros manteaux. On entend leurs pas se rapprocher derrière nous et nous décidons alors de nous mettre à courir. Combien de personnes vous prennent en chasse ? A chaque fois que je me retourne, je vois deux ou trois personnes à cinq mètres derrière nous. Comment êtes-vous séparé des amis qui vous accompagnent ? Je me dirige vers les arrêts de bus situés sur la place, diamétralement opposés au McDonald's. Je m'arrête un instant et je constate que mes deux amis sont partis dans une autre direction. Dans le même temps, deux de mes " chasseurs " m'ont quasiment rejoint. Je m'échappe et reprends mes distances. Je me rends compte aussi que, un peu plus loin, 150 personnes suivent en marchant rapidement. Et là, que se passe-t-il ? Un homme arrive en courant depuis le centre de la place de la porte de Saint-Cloud. Il est noir, environ la trentaine, porte un gros pull blanc, un jean, un béret et des lunettes. Il glisse par terre et reçoit quelques coups. Il se replace ensuite devant moi, face à mes poursuivants et brandit une bombe lacrymogène qu'il actionne à deux reprises. Cela a pour effet de disperser les " chasseurs " les plus proches. Porte-t-il un brassard de police? Non. Il n'a pas de signe distinctif. Mais en revanche, il a crié " police ! police ! " dès qu'il a sorti son arme.

Ensuite des images sans sources identifiables.
Ici, les "chasseurs de stades" montrent l'ambiance délirante mais habituelle des supporters "Ultras".

Ici, l'ambiance vécue semble-t-il du côté des supporters de tel Aviv.

Enfin, voici comment le 'Ultras" se présentent sur le web.Se sont "des rebelles", qui reprenant la chanson de Brassens "Les braves gens", se posent comme victimes d'une normalisation de la société. Une façon particulière d'envisager la liberté.

PSYCHIATRIE : SIX DÉPUTÉS ÉCRIVENT A CHIRAC

Six députés PS ont adressé jeudi une lettre à Jacques Chirac, pour l'"alerter solennellement" sur le feu vert de l'Assemblée nationale à la réforme par ordonnance la loi de 1990 sur l'hospitalisation pour troubles mentaux.
"Nous tenons à vous alerter solennellement sur l'atteinte portée aux libertés publiques et au droit des malades, avant que vous ne soyez saisi de cette ordonnance", écrivent les six élus.
Outre Mme Lebranchu, sont signataires Jean-Pierre Blazy, Jean-Marie Le Guen, Patricia Adam, Lilian Zanchi et Gérard Bapt.
Les professionnels du secteur psychiatrie avaient vivement protesté contre l'inscription de ce volet dans le projet Sarkozy discutée en ce moment à l’Assemblée Nationale, qui risque de créer, selon eux, un amalgame entre maladie mentale et délinquance.
Pour éviter une levée de bouclier, la majorité UMP a usé d’une sorte de tour de passe-passe, en enlevant ce volet du projet de loi, mais en autorisant le gouvernement à légiférer « par ordonnance ».
Marie-Lise Lebranchu, ancienne Garde des Sceaux sous Jospin, toujours très vigilante sur les principes républicains, nous explique la procédure, et exprime son indignation.
Je l’ai rencontré avant-hier à l’Assemblée, mercredi 22 novembre. Je n’avais pas trouvé le temps de mettre cette interview en ligne avant…

Entrtien : John Paul Lepers Images : Henry Marquis

LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

VOIR SUITE DE L'ACTION (DÉCEMBRE 2006)

J'ai reçu cette note et ces liens il y a quelques jours.

Je ne les connais pas, mais ce que font ces "Enfants de Don Quichotte", mérite d'être mieux connu!

Comme tu le dis si bien, john paul, "la politique ne se limite pas aux candidats et à leur programmes, elle est aussi l’affaire des citoyens."
Nous avons lancé une action citoyenne, consistant à fédérer les SDF et les bien-logés autour de l'idée d'une occupation citoyenne de la Place de la Concorde le 2 décembre prochain. Pour que l'on arrête de fermer les yeux sur la misère au coin de nos rues. Pour que l'on arrête de penser que ces fainéants pourraient bien trouver un boulot. Parce que c'est un scandale qu'il y ait 100 000 SDF en France.
Nous sommes des citoyens, libres, et nous voulons dire que nous ne sommes pas d'accord...
On n'a pas d'ambitions politiques, ni de droite ni de gauche.
On veut vous mobiliser.
Venez découvrir les portraits que nous avons mis en ligne !
Venez au moins voir...

A Paris, Augustin et Pascal fédèrent depuis 3 semaines les SDF afin de les rassembler. Ils vivent dans la rue, jour et nuit, afin d'être au plus proche d'eux et pour les convaincre de venir le 2 décembre occuper un lieu symbolique de Paris. Ils veulent que le gouvernement agisse, et pour cela ils cherchent à médiatiser le problème. Ils demandent aussi aux bien-logés de venir soutenir les SDF, qu'ils viennent passer une nuit avec eux au cours de l'action, pour montrer leur indignation et changer les regards portés sur les sans-abris. Une série de portraits des gens qui vivent dans la rue est en ligne sur le site http://www.lesenfantsdedonquichotte.org Allez les rencontrer ! Aidons-les à mener cette action citoyenne ! Faisons circuler afin que nous soyons nombreux dés le 2 décembre ! Inscrivez-vous sur la mailing-list afin de recevoir les prochaines informations sur cette action. LES ENFANTS DE DON QUICHOTTE

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉPUBLIQUE

Affiche_la_rpublique

Dans ce blog et bientôt sur LaTéléLibre, nous suivons l’actualité politique pendant cette exceptionnelle période électorale. Mais la politique ne se limite pas aux candidats et à leur programmes, elle est aussi l’affaire des citoyens.

Nous tentons de saluer les initiatives qui veulent de s’emparer du fait politique, et c’est pourquoi nous vous présentons une nouvelle série qui ne demande qu’à s’enrichir : « Les Artistes Citoyens pour 2007 ».

Voici le premier spectacle que nous avons sélectionné. Nous sommes ouverts à vos propositions.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA RÉPUBLIQUE

Une pièce de Natacha Moyersoen, Oscar Castro et Sylvie Miqueu

Depuis le 18 novembre, et jusqu’à l’élection présidentielle, les comédiens du Théatre Aleph proposent « Il était une fois la République » aux citoyens qui cherchent un peu d’espoir pour aller voter.

Tous les samedi à 20H30, et les dimanche à 18H00
ESPACE ALEPH
30, rue Christophe Colomb, 94200 Ivry sur Seine
Métro Mairie d’Ivry
Réservations : 01 49 60 92 50

 

Réalisation: John Paul Lepers

Images: Jérôme Mignard, son: Éric Ferroud-Plattet


A la proue du Théâtre Aleph : Oscar Castro, une espèce d’indien du Nouveau Monde, pourchassé par la dictature chilienne et la volonté de ne pas baisser les bras.  Le petit homme à la crinière noire vient nous rappeler avec son regard d’amour et de révolte, que la politique c’est un combat, et que toute action n’a de chance de réussir que si elle est collective.
Ici, ce n’est pas le monde culturel d’une élite de la nuit.
C’est juste une tribu d’allumés dans le brouillard de nos individualismes.

Certes, en ce qui concerne la façade sur la rue, ils n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour aguicher le client… Mais dès la porte rouge poussée, on entre directement  à l’intérieur d’un théâtre mais qui serait en même temps une maison. La troupe est rarement au repos. Passé le premier sourire-bonjour, chacun poursuit sa tâche. Ils sont très occupés.
Après un premier moment d’hésitation, le client s’avance vers le fond,  il croise la République qui répète son texte avec Fraternité. Dans la salle à manger, des enfants terminent un goûter d’anniversaire. Accrochés aux murs, une femme nue, un magicien au turban rouge, un gavroche qui nous regarde par la fenêtre. Au bar, Monsieur Dow Jones propose un petit vin du Chili. La conversation s’engage, un CD de salsa accompagne les rires d’enfants. Arrive Oscar, dans la pièce "Il était une fois la République", il incarne le rôle du "Créateur", mais "un Créateur laïque" qui se demande ce qu'est devenu la République des hommes.
Les bras grands ouverts, et après une accolade il lance avec un large sourire : « le plus révolutionnaire aujourd’hui dans notre monde, c’est l’amour ! Vive la Révolution! ».

LA CANDIDATE

SÉGOLÈNE ROYAL : 60,64%
DOMINIQUE STRAUSS KAHN : 20,69%
LAURENT FABIUS :18,66

Sgo_journalistes_melle

Conformément à ce qu’annonçaient les sondages, les militants socialistes ont largement voté pour que Ségolène Royal les représente à la prochaine élection présidentielle.
Pour la première fois une femme pourrait être élue à la « fonction suprême », comme disent les observateurs. Il reste 5 mois d'une campagne qui s’annonce encore pleine de surprises.

Je vous propose de visionner dans sa quasi-intégralité, son intervention de jeudi soir, 16 novembre 2006. Nous sommes à Melle, la circonscription de Royal depuis 1988.
Il est environ 23H00, les premier résultats indiquent une victoire sans appel. Ségolène décide de retrouver les journalistes dans le bureau de vote, la salle des fêtes de Melle, transformée en salle de presse. 150 journalistes, français et étrangers sont présents, une cinquantaine de militants socialistes aussi (il y a moins de 100 encartés PS à Melle…).

Impossible de poser une question, la candidate contrôle tout. Vous allez voir comment elle dirige l’organisation, comme une maîtresse d’école, voire madame la proviseure. C’est elle la chef !
Ensuite, la déclaration. A noter, elle impose le silence en parlant très doucement. Le triomphe modeste, mais aussi c’est maintenant la maman qui parle, de sa voix douce et ferme. La politique change...

IMAGES: Henry Marquis SON: Matthieu Daude

A la sortie, je tente ma chance avec mon téléphone…

EMEUTES A OAXACA, MÉXIQUE

>Que ce passe-t-il au Méxique?

Si vous avez des infos, nous sommes preneur.

Je n'ai pas le temps de chercher, je pars avec Henry Marquis et Matthieu Daude, filmer le scrutin des socialistes.

En attendant, vous trouverez ci-dessous une dépêche AFP qui permet de comprendre le contexte de ces images, postées sur Youtube

ACTUALISATION DU 21/11/06

Enfin des infos complètes, sur le Monde Citoyen et sur Carnet de nuit

La mobilisation continue à Oaxaca, pas de sortie de crise en vue (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)
MEXIQUE-VIOLENCE-OAXACA - 06/11/2006 04h33 - AFP

Par Pablo PEREZ

OAXACA (Mexique), 6 nov 2006 (AFP) - La mobilisation contre le gouverneur de l'Etat d'Oaxaca, dans le sud du Mexique, ne faiblit pas: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour réclamer son départ et celui des forces fédérales dont l'intervention, il y a une semaine, n'a pas permis de mettre un terme au conflit.
L'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) avait promis une manifestation "pacifique" et elle s'est déroulée sans incident.
Par crainte de débordements, la police fédérale préventive (PFP), qui a levé la plupart des barricades de la rébellion, avait dressé des fils de fer barbelés autour de la place principale d'Oaxaca, occupée pendant plus de cinq mois par les manifestants.
Il règne un calme précaire dans cette ville où la population espère un retour prochain à la normalité après plus de cinqs mois de crise. Depuis leur opération avortée de jeudi, les policiers se contentent de patrouilles de nuit et de barrages de contrôle aux entrées de l'agglomération.
A Mexico, le gouvernement joue l'apaisement. Le vice-ministre de l'Intérieur Arturo Chavez assure que la PFP sera garante de "la liberté d'expression" et qu'il continue de chercher une issue à la crise par la négociation.
Durant la marche, la foule accusait Ulises Ruiz d'"oppresseur", d'"assassin" et scandait "Oaxaca n'est pas une caserne, la PFP dehors".
L'APPO -qui regroupe enseignants en grève, ouvriers, paysans et organisations sociales- affirme que des groupes paramilitaires du gouverneur tirent régulièrement sur les manifestants pendant la nuit et qu'ils ont grièvement blessé un étudiant dimanche.
Depuis mai, onze personnes sont mortes dans les rangs des manifestants.
Les 4.500 policiers venus de Mexico contrôlent actuellement la ville, à l'exception du campus universitaire et d'une avenue voisine, mais la situation peut basculer à tout instant.
Parti d'une mobilisation des instituteurs, pour une revalorisation salariale, violemment réprimé par la police du gouverneur, le mouvement s'est étendu et a progressivement gagné en puissance.
Prenant conscience de l'impopularité du gouverneur, soupçonné de corruption à grande échelle, le Parlement mexicain a exhorté Ulises Ruiz à démissionner, une éventualité catégoriquement rejetée par le cacique d'Oaxaca.
Environ un tiers des enseignants de l'Etat d'Oaxaca (24.000 sur 70.000) continueront le mouvement de grève bien que leur syndicat ait conclu un accord avec le gouvernement pour une reprise immédiate du travail.
Le gouverneur joue toujours au chat et à la souris avec les protestataires. Exilé à Mexico, il fait au moins une fois par semaine une visite médiatisée à Oaxaca, pour maintenir l'illusion qu'il est toujours le patron de cet Etat à majorité indienne. Mais la visite doit être brève par crainte d'un lynchage.
Oaxaca, ville coloniale privée de la manne touristique, vit depuis le début du mouvement social une crise économique qui a conduit à la fermeture temporaire ou définitive de nombreuses entreprises et des milliers de salariés ont perdu leur travail.
pap-ap/juv/mpd


© 1994-2006 AFP

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