Déja connu sur ce blog (voir une vidéo que j'ai réalisée, et qui a été reprise sur le CD), et sur internet pour être l'auteur de "Bernadette n'aime pas les enfants" et "salauds d'pauvres" (deux chansons totalisant à elles seules plus de 50 000 téléchargements ) et pour avoir vu son site supprimé par wanadoo à la suite de la publication du premier de ces deux titres, Romain présente aujourd'hui "Poésie des usines", un double CD de 21 titres
. J'aime beaucoup ce Dudek, délicat et décidé. Il a composé la musique du film "Madâme", et il rempile pour la musique de mon prochain documentaire sur la présidentielle 2007.
Voici son communiqué de presse:
Dans le temps, il y a quelques décennies , on appelait ça des « chanteurs engagés »... Style barbus en colère fustigeant la vilaine société de consommation et les méchants marchands de canons. Aujourd'hui, ça sonne un tantinet désuet, même s'il y a toujours -et sans doute plus que jamais- de quoi râler, tempêter, se révolter.
Romain Dudek ne s'en prive pas. Les étiquettes, il s'en soucie comme de sa première corde de guitare: pourfendeur d'idées reçues, chantre de la contradiction, troubadour à rebrousse poil, baladin contestataire, appelez le comme vous voudrez. Lui se contente de pousser, en chansons, ses coups de gueule comme ses coups de coeur. A la limite, s'il fallait le cataloguer, il préfèrerait l'appellation de « bon à rien », titre ironique d'un de ses précédents disques. Bon à rien mais prêt à tout, toutes les luttes, toutes les solidarités, toutes les colères, pourvu qu'elles lui semblent légitimes et humaines.
Pourtant, on aurait tort de ne voir en Romain Dudek qu'une sorte de rebelle professionnel sur des ritournelles en quatre accords pépères. Il peut évoquer Noir Désir croisant le fer avec Mano Solo, ou Trust faisant le boeuf avec Alexis HK. Ajoutez Céline et Pierre Desproges pour la verve féroce et vous aurez une vague mais solide idée du tableau...
« Je ne veux pas de faux semblants, je ne veux pas être un souvenir, je ne veux pas être un sourire, je ne veux pas être patient », clame-t-il dans « A mort l'amour », passionnelle ballade d'amour à mort... A à peine trente ans, Romain Dudek, le baroudeur du verbe, le trublion de l'émotion, l'iconoclaste tendre, a encore tout le temps d'être impatient.
Philippe Barbot
"Poésie des usines" est disponible sur le site www.romaindudek.net (15€ port compris) et à partir du 26 novembre partout en france (distribution Codaex).
Romain Dudek sera en concert :
Le 4 novembre au Divan du monde - à partir de 19h
Le 20 novembre au Réservoir - à partir de 20h 30
Le 30 novembre au Zénith de Rouen - première partie de Cesaria Evora
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