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JOSPIN PAR WILLEM

Vu dans Libération, ce matin.

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JOSPIN L’ETERNEL RETOUR

Ce soir le 20H00 de TF1, hier une tribune dans Le Monde, depuis qu’il nous a fait son coup de tête, le jour du « coup de tonnerre », un certain 21 avril 2002, Lionel Jospin n’a jamais cessé de réapparaître, à intervalle régulier. L’ancien Premier Ministre sans avoir l’air d’y toucher, semble prendre plaisir à nous faire des piqures de rappel de cette période douloureuse. Ca commence à en NRV certains ! voir le blog de Guy Birenbaum.

La vrai question, pour moi est celle-ci : la France ou même juste la gauche ont-t-elles besoin de Lionel Jospin ? 
Si les membres du PS n’arrivaient pas à départager un ou une candidate, le « père » devrait peut-être trancher, ce serait légitime, mais ça ne semble pas être le cas aujourd’hui.
Soyons pervers, (ils le sont quelquefois)Jospin serait-il prêt, encouragé par son entourage,  à provoquer le désordre dans son camp politique pour être « contraint » d’incarner l’ultime recours. Mais pour quoi ? Pour son ambition personnelle ? Lionel Jospin n’est pas de ceux là. Que cherche-t-il ? Si vous avez une idée, ça m’intéresse.

En attendant vos réflexions, je vous propose cette rediffusion d’un extrait de documentaire que j’ai réalisé pour Lundi Investigation sur Canal+, l'année dernière. Ca se passe dans la section PS du 18ème, celle de Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant et… Lionel Jospin. Ce jour là, 9 novembre 2005, les militants du Parti Socialiste votaient pour une des cinq motions, afin de préparer le congrès du Mans. Un simple militant va voter avant l’ouverture du bureau. Devinez qui ?

Rappel: pour voir la vidéo en mode plein écran, double-cliquez sur l'image.

Vidéo Droits réservés, publiée avec l'aimable autorisation de 17 juin Média

COUCOU, MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

Le Président de la République renouvelle sa confiance au Premier ministre, sur france2: "Le contrat du gouvernement a été rempli. Je ne vois pas au nom de quoi aujourd'hui je (le) changerai".

Par ailleurs, j'apprends (de "source autorisée", comme dirait Coluche) que la conférence mensuelle de Dominique de Villepin serait avancée a demain, mercredi 27 juin. Elle intervient d'habitude le premier mercredi de chaque mois... Mais qu'est ce que le PM a-t-il de si urgent à nous dire? Pour ma part, j'ai encore un tas de questions à lui poser!


VIDÉOS EN PLEIN ÉCRAN

INFO:
Grâce à une nouvelle technologie mise en place par Rodrigo et son équipe, vous pouvez dorénavant visionner les vidéos récentes de ce blog en mode plein écran en double-cliquant sur la fenêtre de la vidéo. Attention, il n'y a que le reportage sur de Villepin à Chartres qui fonctionne ainsi, pour le moment.

RODRIGO À SF

Rodrigo_thinking

Celui qui héberge toutes les vidéos de ce blog s'appelle Rodrigo A. Sepúlveda Schulz, le patron de Vpod.tv. Un vrai homme d'affaires, un des inventeur du Web d'aujourd'hui, qui nous soutient depuis le début, et ce n'est pas fini...

Il était à San Francisco (pour faire des affaires, sans doute), et il a envoyé sur son blog cette jolie vidéo du Golden Gate, genre "plan séquence".
Si ça vous rappelle des souvenirs et si ça vous branche, cliquez ici.

DOMINIQUE DE VILLEPIN, QUI ÊTES VOUS?

Après avoir traité François Hollande, le premier secrétaire du PS de "lâche", hier à l'Assemblée, le Premier Ministre a "regretté" ses paroles cette après-midi. Des excuses en forme de point d'orgue à une série de renoncements, après les échecs du CPE, de l'affaire Clearstream, et de la fusion GDF-Suez.
Drôle d'homme. Celui qu'on considérait il y a peu comme un des meilleurs Ministre des Affaires étrangères de la Vème République, suite à son discours à l'ONU contre la guerre de Bush en Irak, genre La Fayette de la République, alternative panachée et passionnée à Nicolas Sarkozy, le séducteur des plages se révèle à nous aujourd'hui désemparé. Comme si, sous Jacques Chirac, tous les Premier Ministres étaient voués à l'échec.
En attendant une éventuelle interview ici-même (Matignon m'a assuré d'une rencontre avant la fin juin, je ne blague pas, mais j’attends toujours...), je vous livre un reportage effectué le premier juin dernier. La conférence mensuelle de Dominique de Villepin avait été "décentralisée" au théâtre à l'italienne de la ville de Chartres. Un petit air de "France profonde" chère à Raffarin, mais en plus chic...
A l'arrivée, l'ambiance est glaciale. La ville est en travaux, et le préfet s'est senti obligé de bloquer tout le centre ville, par crainte de manifestation.
C'est presque un magazine, il dure une douzaine de minutes.

Vidéo Droits Réservés

Revoir une autre conf. de presse du Premier Ministre (3 mars 2006)

MADÂME, NOS SOUS ET LE FOOT

4,3 millions d'euros, c’est ce que l'édition 2006 de l'opération "pièces jaunes" a permis à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France de récolter, un montant en recul sur 2005, qui avait rapporté 5,2 millions d'euros après 6 millions en 2004 et 7,6 millions en 2003.

"Ces 4,3 millions d'euros collectés vont nous permettre de donner satisfaction à 70% des demandes qui nous ont été soumises", soit le financement de 475 projets pédiatriques et de 7 structures "dédiées à des adolescents en souffrance", a dit Madame Chirac.
"Nous réfléchissons à une modification de notre stratégie des pièces jaunes, il le faut", a-t-elle ajouté.

Enfin, lors d’une conférence de presse mardi dernier, la présidente de la Fondation a jugée "honteuse" une polémique sur le coût de revient du "TGV pièces jaunes", notamment pour les villes où il fait étape chaque année. Un conseiller municipal de la ville de Montélimar avait notamment dénoncé le coût prohibitif de l’opération pièces Jaunes. Une enquête de l’Express a soulignée l’augmentation des «coûts d'appel à la générosité du public». De 216 000 euros entre 2001 et 2004, ils atteignent cette année 2 126 000 euros. Sur la même période, les frais de fonctionnement (incluant notamment les salaires des permanents) ont gonflé de 76 000 à 1 420 000 euros !
"Il y a peut-être des sous-entendus politiques là-dessous, et s'attaquer aux petits enfants malades dans les hôpitaux, c'est proprement honteux", a ajouté Madame Chirac.

Voilà , mettre en cause « Madâme », d’un manière ou d’une autre, c’est « s’attaquer au petits enfants malades ». Pour Bernadette, la charité, c’est son bouclier contre toute critique. J’en ai fait les frais lors de mon enquête avec Thomas Bauder. L’actualité des Pièces Jaunes et de la Coupe du Monde de Football m’a donné l’idée de vous sortir une des archive du tournage :

Fin octobre 2004, Madame Chirac a organisé un match de gala au profit des personnes âgées dans les hôpitaux, à Sens. Une bonne partie des stars du foot français sont sur le stade. Blanc, Deschamps, Djorkaeff, Rocheteau, Giresse et Touré, mais aussi les entraîneurs Jacquet, Roux et même Domenech ! Depuis un mois que j’ai entamé le documentaire, et que je demande une interview un peu tranquille, aucune réponse de l’Elysée. C’est vrai que mes questions ne font pas parti du plan promo, elle sont d’ordre politique. Bernadette Chirac construit des hôpitaux, elle remplie les stades, on la voit sur toutes les télés, et dans le même temps, elle valorise l’image de son mari. C’est ça qui m’intéresse. Vous avez pu voir une première séquence dans les vestiaires ici même… Cliquez sur la rubrique « Madâme », pour accéder à toutes les notes concernant  notre livre « Madame, Impossible Conversation », toujours en vente dans les bonnes librairies (46 000 exemplaires!).

Vidéo droits réservés, diffusée avec l'aimable autorisation de 17 JUIN MÉDIA. Bon anniversaire à Christian Gerin!
Image: Jérôme Mignard
Son: Michel Thoret.

LES JOURNALISTES DE LIBE

De nombreux commentaires déposés ici-même, semblaient se réjouir du départ forcé de Serge July. Malgré tous ses défauts, le patron de Libé restait un journaliste qui protégeait l'indépendance de ses rédacteurs. Cette fonction de "rempart" face à toutes les pressions est très précieuse pour nous autres, ceux qui ont choisi de faire le métier d'informer. Chers lecteurs, sachez que nous sommes de moins en moins protégés, et que les pouvoirs politiques et économiques cherchent, par tous les moyens de limiter notre liberté, donc la vôtre...
Alors,
en solidarité avec les journalistes de Libération, je reproduis le communiqué de la société des rédacteurs, publié en Une du journal hier 14 juin.
 

depuis trente-trois ans, Serge July, co-fondateur de Libération, est le garant de notre indépendance rédactionnelle. Pendant tout ce temps, il a toujours été le rempart contre toutes les intrusions, toutes les influences, qui auraient pu mettre en danger notre intégrité et nos valeurs. Contre vents et marée, Libération a été, reste et doit rester libre dans sa prise de parole, libre de porter son propre regard sur la société.

Dans un univers de médias chaque jour un peu plus sous influence, Serge July a permis jusqu'à présent à Libération de porter sa propre voix, dans un esprit de résistance aux intérêts politiques, économiques et financiers.

Nous, journalistes de Libération, tenons à réaffirmer les principes de liberté et d'indépendance, qui relèvent du contrat moral qui fonde notre journal. Principes déclinés dans la charte d'indépendance et inscrits dans le pacte d'actionnaires.

Nous rappelons qu'à Libération, il n'est pas du ressort d'un actionnaire quel qu'il soit de décider du contenu éditorial et de ses contributeurs. Ce droit est la prérogative inaliénable du Directeur de la rédaction. Dont la nomination doit recevoir l'approbation de la rédaction par vote à bulletin secret.

Dans ce moment décisif de l'histoire de Libération, la nécessité de recapitalisation du journal ne saurait affecter d'une manière ou d'une autre ces valeurs sans lesquelles Libération n'aurait plus de raison d'être.

La Société des Rédacteurs de Libération.

WEBCITOYEN(NE)

Christophe Grébert, du blog "monputeaux.com" me fait parvenir ce message. Vous pouvez faire circuler. Allez faire un tour sur son blog, un bel exemple de média de proximité à l'échelon municipal.

A l'initiative de plusieurs blogueurs locaux, un site pour la création d'une association de "défense de la liberté d'expression citoyenne sur le web" vient d'être lancé : www.webcitoyen.com.
L'idée est de réfléchir entre blogueurs locaux aux moyens de faire face à la multiplication des intimidations, menaces de procès, plaintes et procès lancés par certains élus à l'encontre d'internautes qu'ils considèrent comme des gêneurs.

Dans les Hauts-de-Seine, 2 cas ont été particulièrement médiatisés :
- les Ceccaldi-Raynaud à Puteaux qui s'acharnent depuis 4 ans contre moi et mon blog www.monputeaux.com.
- et Manuel Aeschlimann à Asnières qui "tire (virtuellement) sur tout internaute qui bouge".

Mais à côté de ces 2 cas connus, il faut se rendre compte que partout en France, cette situation se reproduit dans le silence.
Un blogueur isolé, qui reçoit une lettre d'avocat ou d'huissier le menaçant, ne va pas réfléchir à 2 fois : il suspendra son blog, de peur de se retrouver embarqué dans un procès, avec tout ce que cela représente comme temps, argent et énergie dépensés.
Il y a un grand déséquilibre entre le simple citoyen qui s'exprime sur le web et les différents pouvoirs -politiques, institutionnels, capitalistiques- qui considèrent à tort détenir le monopole de la parole publique.

Nous considérons que cette situation est une menace pour la liberté d'expression et qu'en nous regroupant nous pourrons agir pour faire valoir nos droits... tout en reconnaissant aussi nos devoirs.

Aux blogs, WebCitoyens !!!

Christophe Grébert

JULY VIRÉ DE LIBÉ?

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Edouard de Rothschild, actionnaire principal de Libération vient de virer Serge July. C'est ce qu'affirme l'Express sur son site web. Le dirigeant historique du quotidien serait en train de négocier les conditions de son départ.

C'est le déficit chronique du quotidien de la rue Bérangère qui est à l'origine de la crise. Selon des sources proches du quotidien, Serge July aurait minimisé les dettes de Libération quand Edouard de Rothschild s'était porté acquéreur du journal. "Vous m'avez pris pour un coffre fort" aurait-il lancé à July quand il découvrit les comptes réels.
Depuis, les relations entres les deux hommes s'étaient dégradées, et lors d'un récent Conseil d'Administration, Serge July n'aurait pas accepté de découvrir le lancement d' ECRANS, le nouveau supplément du week end, initié par l'équipe du nouvel actionnaire. Edwy Plenel serait pressenti pour succéder au fondateur du journal, ce qu'il dément ce soir.
La bataille des clans va s'ouvrir au sein du quotidien, profondément meurtri depuis la fracture idéologique entre la direction et la rédaction pendant la campagne du referendum. Serge July, partisan du Oui, méprisant pour les tenants du Non, s'était profondément coupé de la base de son journal et même de ses lecteurs.
Une page de la presse tourne, avec la mise en danger du journal qui a accompagné la conscience politique de toute une génération, moi compris. Une mauvaise nouvelle, si elle était confirmée, pour le pluralisme et la démocratie dans cette année politique majeure.