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NON?

Asterix_cpeDrôle de pays. Depuis bientôt 4 ans, les Français ne savent plus dire qu’une chose : NON !
le 21 avril 2002, nous avons dit « NON » à Jospin
Le 5 mai suivant, nous avons dit « NON » à Le Pen
Deux années plus tard, lors des Régionales, nous avons dit « NON » à la droite
L’année dernière, nous avons dit « NON » à la Constitution Européenne.
Aujourd’hui, c’est « NON » au CPE.

Si la grève de mardi est un succès, il est fort possible que les jours de Dominique de Villepin soient comptés. Reste un risque (que certains calculent, voir favorisent…) c’est l’importance des violences, et les réactions de peur qui peut s’en suivre, avec un fort retour de bâton sécuritaire à la clef. Mais attendons.

L’objet de ce billet n’est pas de juger cette série de refus. Je ne dis pas qu’il aurait fallu dire « OUI » à telle ou telle question. Notre « négationnisme (!) » politique traduit un refus du libéralisme et de la mondialisation sans contrôle, c’est le versant positif.

Mais c’est aussi le signe d’un blocage. Notre incapacité à espérer, à inventer un chemin qui mène quelque part… La majorité de nos voisins européens se demandent d’ailleurs ce que nous faisons.
Pour beaucoup de Français, il est évident qu’il faut adapter notre pays aux évolutions du monde, tout en préservant notre socle social. Nous le sentons confusément, mais nous n’avons pas de méthode, et personne ne semble en mesure de nous guider. Dans une démocratie, par définition, la solution devrait être proposée par les politiques. Alors vont-ils en profiter pour nous proposer des solutions dignes de nos espérances et à la mesure de nos craintes ? Ou vont-ils (elles) chercher, comme souvent, le succès électoral à travers l’échec de leurs adversaires ?
En attendant, nous les citoyens, avons les politiques que nous méritons. C'est aussi à nous de réfléchir.
J’ai eu cette interrogation lors d'une manif anti-CPE, en regardant un manifestant, sur un char, déguisé en Astérix. Ce symbole de la résistance à la mondialisation, nous en sommes fier, et en même temps, le modèle n’est pas glorieux, il ne débouche sur pas grand-chose : je résiste, je me marre, et rien ne bouge. C’est une fiction qui ne tient pas longtemps, d’autant plus que nous n’avons plus la potion magique…Combien de temps allons-nous continuer à nous bercer de notre exception française, alors que le monde fonce, et ne nous attend pas ?
Voilà j'ouvre la discussion sur un thème politiquement incorrect. Voici quelques images pour illustrer mon propos, tournées pendant la manif anti-CPE du samedi 18 mars dernier.

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Voici les sites qui parlent de NON? :

» CPE: Articles pertinents issus de la blogosphère de sutehan.blog
J'ai listé ici, les articles de la blogosphère francophone qui peuvent apporter un éclairage sur le problème posé par le CPE, par le débat sur le blocage (partiel ou total) des facultés. [Lire la suite]

» CPE : lectures en vrac de Palpitt > Carnet Web
Voici un éventail d'articles, trouvés ici ou là, autour de la question du Contrat Première Embauche, aspects juridiques, traitement médiatique, guerre virtuelle sur blogs et forums, points de vue particuliers et tentative de prise de recul au menu... [Lire la suite]

» Le mot Oui va-t-il être retiré du dictionnaire ? de ... mais c'est pas grave !
John Paul Lepers nous parle du mot favori des français : NON. ... [Lire la suite]

» La France du NON, les nonistes de Blog Siteparc
"Le 21 avril 2002, nous avons dit « NON » à Jospin Le 5 mai suivant, nous avons dit « NON » à Le Pen Deux années plus tard, lors des Régionales, nous avons dit « NON » à la droite L’année dernière, nous avons dit « NON » à la Constitution Européenne... [Lire la suite]

» La France du NON, les nonistes de Blog Siteparc
John Paul Lepers le dit mieux que les autres (J'aime beaucoup John-Paul Lepers, ce n'est pas le cousin de Julien Lepers, c'est bien je trouve ça), un petit entretien avec quelques nonistes est assez intéressant : On constate d'ailleurs que les [Lire la suite]

Commentaires

C'est pas faux tout ça.
Mais le "marche ou crève" du libéralisme d'aujourd'hui a quelque chose de fascisant.
On n'a plus le choix... il est là le problème.

Je ne sais pas si l'on doit être fiers d'être des irréductibles ou bien honteux de ne pas accepter "cette" mondialisation.

La solution viendra peut-être d'Amérique du Sud.
No se.....

La solution viendra peut-être quand nous accepterons de tourner le dos à la démagogie, mais la France semble se complaire dans l'illusion de son modèle social(sic). Pour combien de temps ?

Voilà j'ai 20 ans, donc plutôt jeune quoi. J'observe mon pays, que vois-je ? En vrac : 10% de chômage, une dette publique de 2000 milliards d'€, des syndicats qui représentent 8% de la population active, des crises sociales à répetition, un climat tendu, un problème de concertation politique (cf. CPE), une carence terrible dans la culture du compromis. En gros, c'est noir. Contexte propice à un manque de confiance généralisé dans la société ainsi qu'un terreau idéal pour les partis d'extrême...
Donc ça c'est le côté obscur de la force.

L'autre aspect des choses, c'est notre potentiel. Attendez, je cherche. En France, on a pas de pétrole mais on a des idées ! Certains parlent d'une crise de régime : une VIème république est à étudier. Faisons abstraction du 29 mai (quel dommage...), acceptons de faire taire le coq qui chante en nous, soyons humbles, et ouvrons nos yeux sur les réformes entreprises pas l'Allemagne,la Suède...Nous disposons encore d'un certain écho (assez relatif) dans la "communauté internationale". Nous avons des entreprises performantes parfois multinationales (ah ouais mais les patrons sont méchants c'est vrai).

Bref, tout ne va pas pour le mieux mais bon y'a de l'espoir.
Pourquoi je précisais mon âge ci dessus ? Parce que j'ai l'impression de tenir le discours d'un père à ses enfants gâtés pourris qui vivent dans un monde illusoire qui pèse pour ma génération et celles d'après.

Message à mes enfants donc : laissez nous une société viable.

Vous me placez dans une situation facheuse. Je suis de gauche, voyez-vous. Seulement pas en France. La gauche française m'exaspère, presqu'autant que la droite française à vrai dire.

Entièrement et profondément d'accord avec John Paul (et donc Joseph de Maistre), nous avons les gouverneurs que nous méritons. Tant que nous accepterons l'idéologie passéiste, tant que nous accepterons la démagogie, les mêmes sombres idiots nous gouverneront et petit à petit la France s'enlisera devenant objet de raillerie pour le reste du monde.

Ce qui nous manque, c'est un peu confiance en nous. Je garde espoir et j'espère que ma génération sera à la hauteur. La vôtre n'a pas su l'être. Malgré tout, un grand merci aux agitateurs d'idées de gauche ou de droite, je m'en moque. Là, John Paul, vraiment, merci de soulever le débat, il est fondamental. Là j'ai conscience de m'étendre un peu trop mais ça me tient réellement à coeur.


Mon petit Pierre, si j'ai bien compris, tu es plutôt pour la mondialisation. Le modèle américain ne te fais pas vomir ? La France ne résiste pas, contrairement ausx discours creux de nos politiques. Te souviens-tu de Jospin qui avait avoué son impuissance devant la loi édictée par le capital ? Ca, c'est la gauche... Ségolène qui dit être béate devant la politque de Tony Blair... une majorité d'Allemands qui vote à gauche et qui se retrouve avec un gouvernement de droite parce que Schröder préfère s'allier avec le CDU qu'avec le LinksPartei. La gauche italienne qui ne s'est aps trouvé mieux comme chef de file que Romano Prodi, catholique, libéral... Alors, Gazellebarbue a peut-être raison. L'Amérique du Sud nous montre qu'on peut résister, inventer en politque. Si l'Europe était trop vieille pour inventer ?
En attendant, nous vivons en Chiraquie. De Villepin gouverne pour ne pas décevoir ses électeurs, comme il dit. Il est élu par qui ? Pour ne pas décevoir les 82% qui ont voté Chirac ? Je n'y comprends rien.

JP Lerpers je te trouve bien noniste ! Il n'y a pas eu une série de NON comme tu essais de nous le faire croire, mais une série de OUI. Oui à la république face au fascisme, Oui à une Europe sociale contre l'Europe exclusivement économique et inhumaine que l'on nous proposait (avec en plus du Oui des solutions apportées par les adeptes de l'Europe sociale ), Oui à la gauche pour sauver les régions des griffes de la droite. Beaucoup de Oui et seulement deux NON. Un NON au socialisme néolibéral de Jospin et un NON au CPE. Comme tu le remarques très justement il y a également une incapacité à espérer un autre système (le communisme? aaarf on en rigole. l'anarchie? soyons sérieux ! reste le socialisme à l'ancienne, c'est à dire plus préoccupé le social que par le grand patronnât comme aujourd'hui.). La crise sociale actuelle fait plaisir à voir dans son refus du capitalisme sauvage, mais elle est un peu désespérante vu l'absence d'idéal de ces acteurs. Au mieux en sortant de la crise rien aura changé (en dehors du retrait du CPE) au pire ça sera un immense bordel.

Combien de temps allons-nous continuer à nous bercer de notre exception française, alors que le monde fonce, et ne nous attend pas ?"

JPL, je ne comprends pas le sens de cette phrase! on peut foncer et se prendre un mur en fin de compte! pourquoi la France qui a toujours été parmi les pays précurseurs socialement devrait elle abandonner ce système social par ce que le monde fonce....!??
Au contraire, renforçons le aujourd'hui pour que les difficultés à venir de la mondialisation soient mieux affrontées par les générations futures.
Pourquoi toujours vouloir démanteler ce qui a fait ses preuves depuis plusieurs générations. Cassons ces idées reçues sur la déliquescence du modèle français que le gouvernement actuel cherche à mettre en avant pour faire passer ses réformes inégalitaires qui en outre, à part servir une petite frange de la population, n'a aucune efficacité économique tout en étant dramatique socialement.
la manipulation libérale fait malheureusement son chemin à tel point que même les peu convaincus finissent par reprendre leurs idées comme argent comptant.
réveillons nous

"thème politiquement incorrect" là tu rigoles ?
C'est de l'humour, du second degré ? Hein ?! Allez John Paul ! Arrête de faire semblant, t'es en train de te retenir de rire derrière la porte là, tu vas l'ouvrir et nous faire " Poisson d'avril!". Hein !

John Paul ! Allez déconnes pas ! Tu l'as pas pécho aussi la maladie qui donne l'impression d'être dans le camp de ceux qui sentent le souffre, qui pensent des trucs que tout le monde pense mais que personne ne dit, qui ose dire la vérité dans la face. Pour être politiquemetn incorrect mon cher John Paul il faudrait déjà que tu nous balance autre chose que les idées déjà maintes et maintes fois rabachées par tout le monde.

Le gaulois il a l'air con c'est sur. Maintenant c'est pas une raison pour retomber dans un l'autre caricature qui consiste à nous stéréotypiser comme de gens qui râle pour râler et qui réfléchissent comme des barbares.T'as raison, pourquoi on se plaint alors que tout va bien.
Ceci dit on est toujours politiquement correct ou incorrect pour quelqu'un en fonction de la couleur politique de ses idées. Chacun à le sentiments d'avoir des idées plus originales et "révolutionnaires" que le voisin.

Pour toi il s'agit sans doute de désamorcer des idées "limite" de droite sur un blog lu par une majorité de gens de gauche, mais de la gauche raisonable hein, pas des gauchistes gaulois machins, qui ont des discours convenus, qui te parle toujours de droits, d'égalité, d'"avantages acquis" enfin tout ces trucs politiquement corrects...

Pour en finir avec cette expression à la con
et mettre un thème à ce commentaire déjà trop long je te propose la lecture de ça.
http://elryu.blogspot.com/2006/03/politically-correct-le-flingue-qui.html

Je crois que le problème devrait se poser autrement. Bien sûr qu'il faut savoir s'adapter au libéralisme ambiant, bien sûr qu'il faut céder aux exigences du patronat, pourquoi pas une généralisation des emplois précaires si ça fait plaisir aux "créateurs de richesses" (lesquelles si l'on en croit l'idéologie en question, profiteront à tous), etc.
Le problème c'est qu’à de telles mesures se doit de correspondre un versus "social". Quand on voit les radiations de milliers de chômeurs dans le but de faire baisser artificiellement les chiffres du chômage, quand on sait qu'un R.M.I tourne autours de 400 euros pas mois, comment peut-on accepter la règle du "siége éjectable" ?
Augmentons les minima sociaux, foutons la paix aux chômeurs, permettons à chacun de vivre la vie de son choix, et vogue la galère.
Pour paraphraser « l’autre », le XXIème siècle sera schizophrénique ou ne sera pas.

On ne saurait mieux dire. Et venant de votre part, je ne peux que saluer la reflexion.
Oui , la france est bien malade , souhaitant qu'elle ne verse pas dans l'extrémisme , faute de bons guides.
Nos voisins européens ont raison , nos gauloiseries nous coutent et vont nous couter cher un jour en raison d'incompétence à tous les niveaux.
Pauvre coq , c'est pas la grippe aviaire qui te finira !!

je la trouve un petit peu "cruelle" cette video ;)
cependant elle est bonne

C'est vrai, Romu, que je suis un peu dur dans le reportage, et les manifestants n'attendent pas ce genre de questionnement. Mais bon, j'ai tenté cette réflexion.

Si j'étais à la manif, c'est que je trouve inadmissible qu'une loi puisse mépriser à ce point les jeunes. On vous embauche, on vous vire, et on n'a rien à justifier, rien à dire! Ce n'est pas comme ça qu'on réformera la France. Ce n'est qu'une stratégie électorale, qui permet à chacun de camper sur ses positions, sans chercher de solution au chômage. Par mon activité journalistique, je suis obligé de naviguer dans tous les milieux, jeunes, vieux, pauvres, riches, salariés, patrons, droite, gauche... A chaque fois j'essaye de garder mes yeux et mes oreilles ouvertes. Même si j'ai des convictions politiques personnelles, j'essaye de garder la même éxigence et le même respect avec chacun de mes interlocuteurs.

à enzo d'aviolo :
"on peut foncer et se prendre un mur en fin de compte!"


Le Monde va droit dans le mur, c'est vrai.
Le problème, c'est que même en freinant des 4 fers, on ne l'empêchera pas de se prendre le mur en pleine poire.

La seule façon d'éviter le mur, c'est de dévier la course effrénée. Mais on ne peut pas le faire sans monter dans le cockpit.

Tout le dilemme actuellement est là : comment "s'adapter" sans renier nos idéaux ?
Les différentes gauches ont tendance à priviligier l'un des deux versants au détriment de l'autre.

Le salut viendra de la combinaison de ces deux versants de l'action politique : bonne gestion de la vie publique, et promotion active et concrète d'idéaux porteurs de valeurs fortes.
Il ne s'agit pas d'une "Troisième voie" à la Blair (qui a quand même le mérite d'avoir remis les travaillistes au pouvoir, et d'avoir corrigé les dérives de Tatcher), mais il ne s'agit pas non plus de faire croire qu'on pourra décréter du jour au lendemain la fin du capitalisme...

Résister, résister... oui et progressivement nos entreprises sont rachetées, deviennent étrangères, délocalisées... alors qu'accompagner le mouvement par de justes remises en cause est nécéssaires. Le CPE, au delà de la méthode, va dans ce sens.. Tu parles de polémique John Paul, je viens d'ouvrir un second débat...

Vous reprenez, hélas, le lieu commun d'une inexorabilité de la "mondialisation" (nom marketing du libéralisme) et d'un sens unique de l'histoire économique. Qui aurait plutot tendance à être cyclique.

Or il se pourrait au contraire que la France soit simplement à l'avant-garde d'un nécessaire retour à une forme de keynésianisme... cf lien de mon commentaire.

Pour la mondialisation ? Bien entendu. D’une part, on n’a pas le choix. D’autre part c’est souhaitable.

Pourquoi on n’a pas le choix ? Parce que s’isoler d’une dynamique internationale c’est perdre toute opportunité de rester vivant ! Oui vivant, dois-je rappeler que les états sont interdépendants, que la France dépend pour grande partie de ses exportations, que la France ne dispose pas de matières premières ? L’échange est une nécessité.

Pourquoi est-ce souhaitable ? Parce que la mondialisation nous offre une double dynamique. La première c’est l’accès à la consommation pour les classes les plus défavorisées via la baisse des prix. La seconde c’est la restructuration nécessaire de notre économie. Il me semble évident qu’il faut miser sur la recherche & développement.

Maintenant, il est clair que la mondialisation telle qu’elle est régulée ou dérégulée, ne nous amène pas vers quelque chose de souhaitable. Des réformes de fond sont à engager. Comment peut-on avoir l’indécence de défendre la PAC et se prétendre attaché au développement du tiers monde ? Ces pays sous-développés n’ont pour décoller que le secteur agricole, ils n’ont ni connu de révolution industrielle et encore moins de tertiarisation. Le protectionnisme européen et américain à ce niveau n’est pas compatible avec un monde plus juste.

Donc oui à la mondialisation, bien entendu, mais faisons en sorte que nos politiques défendent sa version la plus souhaitable.

Encore une fois, je me rend compte que je ne suis pas synthétique, je n’ai esquissé une réponse que pour une seule remarque. Je vais essayer d’abréger.

Le modèle américain me fait-il vomir ? Vomir, je ne sais pas, ça me paraît excessif mais il n’est pas ce que je souhaite, vraiment pas. Mais je vois pas ce que vient faire le modèle américain ici. Comme s'il était la seule alternative...

Ensuite, ma petite Caroline. Dois-je te rappeler 1981 ? Te rappelles-tu sur quoi Mitterrand avait fait campagne ? Sur la rupture avec le capitalisme ! Rétrospectivement, on peut dire assurément que la politique de ses deux septennats était pour le moins ouverte au marché. Voilà un joli exemple de démagogie, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas s’entendre sur les règles du jeu, trouver un compromis et avancer ensemble, main dans la main, comme les bisounours.

Concernant Prodi, Shröder, Socrates (Portugal) etc, ils tracent le sillon de ce qui vient d’être dit ci-dessus et je m’en réjouis. Dois-je extrapoler ?

Non mais arrêtez deux minutes…L’Amérique du Sud. Déjà vous rendez vous compte que vous comparez l’incomparable ? Vous faites référence à Chavez…Cet alter mondialiste antisémite. Vous êtes responsables de vos propos. J’espère mieux de la France.

L’Europe est à l’avant garde contrairement à ce que tu dis. Il suffit de bien l’observer en faisant abstraction un instant du regard idéologique.

Sinon, bravo à l’exercice de style de l’anonyme de Château Rouge. Et le « socialisme à l’ancienne » ça veut dire quoi précisément ? Je t’écoute.

Pour Enzo D’aviolo : « pourquoi la France qui a toujours été parmi les pays précurseurs socialement devrait elle abandonner ce système social par ce que le monde fonce....!?? »
La France n’a pas su se renouveler, se relever après les deux chocs pétroliers, elle était trop frileuse pour se ressaisir et nous en payons le prix aujourd’hui. Puis tu dis : « Au contraire, renforçons le » Renforcer quoi ? Un modèle social inexistant, qui produit 10% de chômeurs, c’est vraiment pas ainsi que je vois l’avenir. Maintenant si tu veux que l’Hexagone devienne un modèle de précarité, c’est ton choix.

Pour el ryu et le "thème politiquement incorrect". Eh bien écoute, je crois que tu en a la démonstration sous tes yeux ! Regarde la levée de bouclier. C’est un constat.

Encore une fois, désolé pour la longueur du message, mais il est difficile d'être concis tout en argumentant. J’attend vos réponses.

@ pierre
je ne vois pas en quoi tu peux affirmer que c'est le modèle social français qui fait 10% de chomeurs!? et quand bien même il aurait sa petite part de responsabilité, je préfère un système redistributif auprès des chomeurs et des personnes en difficultés que rien du tout comme nous le pronent les libéraux pour qui les chômeurs sont tous des fainéants (la stigmatisation simplistes des responsables de tout , cela te dit qqchose!?, si tu veux j'ai qques exemples de sarko et compagnie, tu peux lire cela aussi: http://www.etiennefillol.org/blog/index.php?2006/01/03/35-sarko-le-populisme-entre-les-lignes )
n'inversons pas les responsabilités, le CPE et le modèle social français sont antinomiques et ce sont des libéraux qui les l'opposent et précarisent la société française.


@Enzo: tu utilises le mot libéralisme comme si c'était une insulte! Nous vivons dans une sociétée libérale, c'est un fait. Si l'alternative c'est une idéologie qui au final à fait 60 millions ce sera sans moi.

J'avoue par contre être intrigué par l'amérique du Sud et la montée des populistes (Venezuela, Bolivie...), on va voir ce qu'ils ont à proposer.

http://doubtsandconvictions.blogspot.com

@Pierre, De quoi parles tu ? de la mondialisation de quoi ? des marchés financiers ? des marchandises ? de la culture ? des médias ?
La PAC c’est la mondialisation des échanges de produits agricoles, les « matières première » c’est la mondialisation des échanges de matière première ou des marchandises.
Il ne t’es pas venu à l’idée que l’on peut être contre une mondialisation des marchés financiers sans être opposé à une mondialisation des échanges de matière première ?
La mondialisation est un mot piégé qui ne veux rien dire en soit, la question « pour ou contre la mondialisation » est une question idiote (que John Paul n’a pas posée) alors dire comme tu le fais « Pour la mondialisation ? Bien entendu. D’une part, on n’a pas le choix. D’autre part c’est souhaitable. « ca ne veut rien dire, on dirait un éditorial de Duhamel.
Guillaume

@ John Paul,

« Dans une démocratie, par définition, la solution devrait être proposée par les politiques. » voilà qui me parait bien improbable.

Dans la France d’aujourd’hui vous êtes bien placé pour savoir que nos politiques font face à une oligarchie financière dont l’influence (notamment médiatique et administrative) est telle qu’elle ne tolèrera pas des mesures contraires à ses intérêts.

Nul besoin « de grand complot » pour cela, le pantouflage généralisé des hauts fonctionnaires d’état et politiques, la soumission aux lois des marchés de secteurs de plus en plus large de l’activité, les connivences et autres renvois d’ascenseur suffisent pour uniformiser les contenus politiques et contrôler « le champ des possibles ».
Ne trouvez vous pas frappant qu’aucun homme politique « ayant pignon sur rue » n’est capable de formuler une alternative sérieuse permettant d’éviter le mur (écologique, économique, du développement) ?

Vous dites qu’il faut adapter notre pays aux évolutions du monde, mais cette adaptation est en cours, elle est menée par nos élus, en douceur puis au forceps depuis 2002, sous les bravos de la majorité des éditorialistes (de marché) et de plus en plus sous les huées des français.

La mer de la colère monte, pour ma part j’espère vois les vagues déferler et faire ce travail d’invention des solutions que vous semblez souhaiter.

Guillaume

Salut à tous ! Juste une remarque et une question naïve:"il faut s'adapter à"...,"la mondialisation oblige à...","la globalisation exige de..." mais au fait, c'est qui "la mondialisation"? Il y a bien des personnes et des hommes derrière cette idéologie, ce système et les changements qui sont imposés.Or, dans les discours, tout cela apparaît comme une donnée tombée du ciel sans origine ni visage, allons jusqu'à parler de figure insaisissable. Moi, je suis prêt à m'adapter à beaucoup de choses si je sais au nom de quelles valeurs, pour quel projet et surtout pour quels idéaux...et dans l'intérêt de qui. "Prends un CPE, c'est mieux que le chômage","Achète ce tee-shirt cousu par des gamins, il est moins cher"...:merci le chantage et l'argument à vomir...c'est mieux pour qui? Pour en revenir au débat initial, derrière ces "non", je crois qu'il y a le désir chez beaucoup de reprendre le contrôle de leur destin individuel et commun.Quant aux hommes politiques,j'aimerais savoir quelle est leur marge de manoeuvre? Soit ils avouent qu'ils n'en ont pas et il ne reste à la "mondialisation" qu'à poursuivre son oeuvre d'elle-même ( théorie d'un historien japonais sur la fin de l'histoire...), soit ils se donnent ( et nous avec !)la possibilité de faire autrement, avec d'autres espoirs qu'une certaine fatalité. L'économie a pris le pas sur tous les autres aspects de notre existence, y compris parfois sur la vie humaine elle-même( hausse des côtations après les annonces de licenciement...).Alors, certains me traiteront sans doute de "passéiste" mais toute personne humaniste ne peut se satisfaire du caractère présenté comme inévitable de cette "mondialisation".D'ailleurs, je trouve étonnant de discuter du fatalisme des Français alors que la logique de la "mondialisation" que les libéraux nous présentent est justement son caractère supérieur et inévitable.Sans sombrer dans le misérabilisme, j'ai lu qu'une femme ( en France ) a enterré son enfant près d'une voie ferrée, il est mort de faim. J'ai lu aussi que les profits des entreprises françaises n'ont jamais été aussi élevés avec tellement de zéros que ça ne veut plus rien dire. Le rapprochement est peut-être facile et simpliste mais il traduit malgré tout le fait qu'on marche sur la tête...L'être humain mérite mieux et son imagination est capable de trouver des voies nouvelles pour replacer peut-être d'autres valeurs au centre de son existence...Moi, je prends ces "non" comme des bases pour une construction nouvelle et le révélateur d'une volonté de reprendre en main notre destin...C'est idéaliste sans doute mais bon, ça coûte rien et ça laisse de l'espoir. Bisous à tous, vive l'imagination, vive nous ! Merci John Paul pour ton travail et ta démarche ouverte aux critiques...A+
PS:qui incarne la mondialisation libérale et ses dérives? sans réponse à cette question, les Français disent "non" là où ils peuvent être entendus par des interlocuteurs palpables et physiques(éléctions par exemple...ou manifs).Quel autre choix pour l'instant?

Les Français disent souvent NON. Ainsi, nous avons les gouvernants que l'on mérite: des "ninistes" qui ont peur de bouger pour ne pas réveiller la rue ou qui reculent aussi vite qu'ils ont dégainés. Et ca fait 20 ans que ça dure. Pourtant, la France s'etouffe dans une Europe elle même petit à petit asphyxiée par les Etats Unis d'un coté et le bloc asiatique avec l'Inde et la Chine de l'autre. Sans parler du Brésil qui retrouve une santé.
Il va falloir réformer drastiquement pour survivre tout en conservant un niveau de protection sociale équivalent. Certaines de ces réformes seront impopulaires et la rue ne devrait pas dire non. A condition que ces réformes soient impulsées dans l'élan de l'élection...2007. Et que ces réformes soient négociées et non imposées à la hussarde. Quel sera le candidat qui posera les bonnes questions?

@ youri
c'est toi qui a l'impression de vivre dans une société libérale. moi j'ai encore l'impression de vivre dans une société d'économie de marché, capitalisme mais pas encore libérale. La lutte contre le CPE en est la représentation.
Dans des pays comme la Grande Bretagne, les Etats-Unis ou le Danemark, là la société est libérale, le CPE ferait office de mesurette!
pour ma part, ces sociétés ne sont pas celles dans lesquelles j'ai envie de vivre.

il y a effectivement une symétrie directe, à un an d'intervalle entre le non au TCE et celui au CPE et celui ci est sans doute revendiqué par les mêmes citoyens. ceux qui n'acceptent plus les diktats d'une monarchie républicaine qui n'est plus en rien représentative de leurs besoins, attentes, aspirations mais n'obéissent qu'aux lois d'un marché qui ne fonctionne plus et de moins en moins pour l'immense majorité.
et si une fois de plus ce sont les gaulois qui disent non à l'impérialisme, non plus romain mais libéral, alors tant mieux!
à nous de reprendre notre destin en main!

Les français ont dit "oui" à Chirac en 2002 et ont vu ce qu'il en a fait...On comprend donc qu'ils se méfient...surtout que Galouzeau sort de son chapeau des "réformettes" qui n'auraient vu le jour qu'après des négociations dans d'autres pays...et la loi Fillon de 2004 l'y obligeait...et il accepte des modifs. à condition qu'elles ne soient pas d'ordre législatif. Ce n'est plus Bonaparte, c'est le roi Soleil!

"les Français ne savent plus dire qu’une chose : NON !"
Un jour, j'écoutais un ancien résistant parler sur France-Cul (qu'il me pardonne, je n'ai pas retenu son nom) et qui disait qu'il fallait commencer par dire NON. Lui-même n'avait pas pu entendre l'appel du 18 juin, mais spontanément, l'état de son pays en 1940 lui avait donné envie de dire NON. Il a pris le maquis... Les choses se sont organisées tant bien que mal. Mais, ceux qui qui disent: "Vous dites NON, mais vous n'avez rien d'autre à proposer" prennent, pour ce résistant, le problème à l'envers. Il y a un moment où ce n'est plus possible. Non ! On arrête tout. Après, il sera temps de proposer, de construire.. Mais quand la voie choisie n'est pas la bonne il faut d'abord s'arrêter avant de trouver le bon chemin. Sinon, on risque d'aller droit dans le mur. C'était la même chose pour le référendum pour la constitution européenne. De ce monde de consommation, de fric, de mondialisation, on n'en veut plus.

Et puis, John Paul, le côté gaulois des anti-CPE, ça me fatigue ! Je suis romaine, car née dans une ville romaine. Je me sens mieux à Rome qu'à Paris... Mais, si justement, ces lois n'étaient pas faites par des gaulois (qui font du patriotisme économique quand ENEL veut faire une OPA sur GDF alors qu'on nous avait dit qu'il fallait voter OUI pour l'Europe du Capital) qui se gargarisent de la France (dont le plus odieux symbole est encore Versailles toujours debout, summum du mauvais goût et de l'orgueil à la française). Les gaulois, John Paul ne sont pas là où tu crois qu'ils sont. Ce sont ceux qui nous gouvernent.

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