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L’OMC ET LA GAUCHE

Les principes de l’Organisation Mondiale du Commerce sont-ils compatibles avec la gauche ? C’est la question que se sont posés Pascal Lamy (Directeur Général de l’OMC) et José Bové (Confédération Paysanne), jeudi 23 février, lors d’une conférence organisée par Utopia, un courant du Parti Socialiste.
Voici une série de 3 montages sur cette soirée, pour vous faire une idée des différents arguments. Ce n’est pas très « sex » comme on dit à la télé, mais tant pis ! L’intérêt du web, c’est qu’on peut proposer des réflexions qui n’ont pas d’exigence d’audience, et c’est tant mieux.

1- Rencontre entre Lamy et Bové. Ils se connaissent bien, et visiblement s’apprécient, sans être d’accord. 3’41’’






2- Extraits du discours de Pascal Lamy, qui dirige l’OMC et qui se dit encore « socialiste ». Je vous préviens, c’est assez long, certains diront ennuyeux, mais si l’OMC et l’économie mondiale vous intéresse, profitez-en. 14’49’’





3- La réponse de José Bové. Ses arguments sont plus simples et donc compréhensibles dans un temps moins long. En prime, ITV du porte-parole d’Utopia, un courant hyper minoritaire au PS, mais intéressant. En plus ils n’ont jamais la parole. 8’10’’




Vidéos JPL droits réservés

NOUS CHERCHONS UN LIBRAIRE CITOYEN...

C'est bizarre, à Paris, l'éditeur de "Madâme" (Éditions PRIVÉ), n'arrive pas à trouver une librairie pour organiser une scéance de signatures pour Thomas Bauder et moi-même... A ce jour nous avons essuyé cinq refus. Au début, les réponses étaient du genre "il n'y aura pas assez de monde" ou bien "c'est un peu tôt, voyons plus tard", mais maintenant que le livre marche très fort, les arguments sont plus précis. "Je ne souhaite pas m'engager d'un côté ou de l'autre vis à vis de mes clients", nous a déclaré un libraire du XVIIIème. Dans le VIème, c'est moins commerçant, et plus politique, "c'est un livre polémique. Je ne souhaite pas faire de vagues"!!
Alors y a-t-il dans la "capitale des lumières" un libraire qui aura le courage de nous accueillir?
Contactez Bob au 01 54 58 15 03 , ou bob.presse@editions-prive.com.

Ailleurs en France, l'éditeur n'a pas rencontré de problème, comme si la proximité du pouvoir augmentait la parano, ou la dépendance vis à vis des puissants. En attendant voici les dates et lieux des signatures programées:
- Samedi 25 février, de 15h00à 20h00 à la librairie « Jeux d’encre », 12 promenée Marat, Ivry-sur-Seine, métro Mairie d'Ivry.
- Samedi 11 mars, 10h-13h  : séance de dédicaces au Leclerc, Tulle distribution, place du Foirail, à Tulle en Corrèze (!), suivi d'une deuxième séance le même jour de 15h00 à 19h00 au Leclerc centre-ville, 80 avenue Victor Hugo, toujours à Tulle.

EXPERIENCE SUR LE WEB

Je fais une expérience, destinée à tous ceux qui pensent que les blogs ne servent à rien. les commentaires seraient des bavardages entre initiés.
J'ai reçu cette chanson aux rythmes antillais, sur Sarkozy. Je ne connais pas le groupe, je ne comprends pas toutes les paroles, je ne sais pas qui parle... En tant que journaliste j'aurais pu vérifier avant de le mettre sur ce blog. Et bien cette fois, je fais appel à vous. J'attends vos infos. Recoupées et argumentées. Top départ!..

Sarko Kayé à ecouter

PREMIÈRE ITV TÉLÉ

Ma première interview télé pour "Madâme", c'est sur le web!
Rodrigo Sepulveda Schulz a réalisé cet entretien le 10 février
dernier. Son site, spécialisé dans l'actualité du web et sur les
nouvelles technologies est une mine d'infos. Merci à
Rodrigo pour la mise à disposition de cette ITV.
Thomas Bauder n'était pas là ce jour là, mais Jean-Sebastien Desbordes
(chef monteur) était dans le coin.

DES LYCÉENS QUI S'INTÉRESSENT A LA POLITIQUE?

Je cherche des jeunes qui s’intéressent à la politique. Regroupés dans un lycée de la région parisienne, pour une série d’entretien filmés.
Pas forcément des militants, surtout des futurs citoyens. Ils vont voter en mai 2007, pour la première fois. Certains savent déjà pour qui ils pourraient voter, d’autres hésitent et se sentent mal informés, et se demandent même s’ils vont s’inscrire avant le 31 décembre sur les listes électorales.
Je souhaite les rencontrer pour une enquête que j’entame avec Thomas Bauder et Dorothée Costenoble. Ce travail doit déboucher sur deux projets : un livre et un documentaire pour le cinéma.
Le livre, « Présidentielle, mode d’emploi » à paraître chez les Editions Privé d’ici quelques mois, sera un guide pour que le citoyen puisse s’y reconnaître dans le maquis des candidatures, et faire son choix en connaissance de cause.
Le film, produit par les Films à 4, monté par Jean-Sebastien Desbordes, retracera la campagne de l’élection à la Présidence de la République.
Les deux projets ont la même démarche, porter les questions des citoyens aux prétendants à la tête de l’Etat, sans être ni partisan, ni courtisan. Juste éxigeant. Décrypter les dessous des différentes statégies, afin de donner des clefs pour comprendre la politique. Enfin rappeler une évidence : nous, électeurs, aurons toujours les dirigeants que nous méritons…
Voilà, citoyens-lycéens, citoyens-enseignants, parlez-en à vos collègues, et répondez collectivement dans ce forum.

ATTALI SUR SEGO-SARKO

Le 8 février dernier, je vous proposais deux reportages en simultané : une séquence avec Nicolas Sarkozy la veille de son sacre au Bourget (novembre2004), et une interview de Ségolène Royal au Chili (toujours visibles ici même).
Ce lundi, je poursuis le feuilleton Ségo-Sarko, avec une ITV de Jacques Attali.
Principal conseiller de François Mitterrand pendant 20 ans, c’est lui qui a choisi la jeune Ségolène Royal comme chargée de mission à l’Elysée en 1981. A noter qu’il avait aussi embauché François Hollande à la même époque. Il a donc vu à l'oeuvre ces deux prétendants socialistes à la course pour la présidentielle. Moins connues, sont ses relations avec le président de l’UMP. Attali habite Neuilly, non loin de la mairie, et surtout il se dit « ami proche » du Ministre de l’Intérieur.
Il y a un peu moins d’un an, le 23 avril 2005, je l’avais rencontré pour un portrait de l’ambitieuse Ségolène, que Canal+ a diffusé en juin dernier. Une petite partie avait été diffusée, mais voici environ 5 minutes de notre échange. Attali compare les Ségo-Sarko. Un peu partisan, mais passionnant.
Interview diffusée dans ce blog avec l’aimable autorisation du producteur Christian Gerin (17 juin média)

       
      

      

Dernier livre paru de J. Attali: "C'était François Mitterrand", chez Fayard. Instructif.
PS: Si un responsable de droite, connaisssant Ségo et Sarko accepte de se prêter au même exercise, je suis preneur!

Voir une autre ITV de Ségolène Royal, où je lui propose la comparaison avec Sarko

LA MER

Trouville, ce midi. La marée monte. 2'30'', pris avec un appareil photo, (baissez le son!).






SAINTE BERNADETTE

La scène se passe le 28 octobre 2004, dans les vestiaires du stade de Sens. Bernadette Chirac a organisé un match de gala pour l'opération "Plus de Vie", pour venir en aide aux personnes âgées dans les maisons de retraite. L'équipe du Variété Club (les anciens de l'équipe de France de foot) doit rencontrer l'équipe de la Poste. C'est Jacques Vendroux (Monsieur foot sur France Inter) qui accueille Madâme, et lui fait rencontrer les stars du foot français. Je suis avec Jérôme Mignard à la caméra et Michel Thoret au son, nous essayons de faire notre travail, et d'obtenir des images et une interview de la présidente de la Fondation des Hôpitaux de Paris, Hôpitaux de France. Les autres équipes de télé auront leur ITV, nous rien... La séquence (légèrement montée) n'a rien de spectaculaire, mais elle plaît à Jean-Seb, et c'est un exemple des petites vexations que nous avons eu à subir pendant trois mois. Ce n'est qu'un début, car il y aura bien pire... Durée: 5'17''

La scène est racontée dans le livre chapitre 16, "Sur le banc de touche", page 137. La suite est pas mal...

COUCOU!

Oui, c'est vrai je suis un peu absent ces derniers jours. Veuillez m'en excuser. Je termine un reportage sur Charlie Hebdo qui devrait être diffusé dimanche prochain sur France5 à partir de 12H40.
Je vous promets quelques surprises ici même pour la fin de la semaine. Samedi, n'oubliez pas de fêter les Bernadette. Et puis un petit cadeau, en forme de soutien aux caricaturistes et journalistes de Charlie Hebdo, une photo du tableau des "une" du journal, prise dimanche dernier. Photo prise par Eric Ferroud-Plattet, ingénieur du son, qui vient de m'envoyer une version plus lisible... Et Franck de NY l'a un peu éclaircie! Vive le réseau!Dessins_charlie_1_1

PETITION POUR DENIS ROBERT

Denisrobert

Voici une affaire qui nous concerne tous. Depuis plusieurs jours, Denis Robert, ancien journaliste à Libération, devenu auteur de livres et réalisateur de documentaires, est menacé de prison pour avoir dénoncé les pratiques des multinationales de la finance.
A l’heure où l’attention des médias est tournée vers l’affaire des caricatures, son cas est passé presque inaperçu. Dans cette affaire, pas de manifestations violentes, pas d’ambassades brulées. Juste une réaction violente de la justice Luxembourgeoise. A nous citoyens européens de réagir !

Je vous propose la reprise du communiqué de soutien. Un appel de Denis Robert, daté d’hier disponible.

COMMUNIQUE DE SOUTIEN :
Il s’est passé le 27 janvier 2006 un événement important rapporté ici ou là par une brève d’agence : l’inculpation de Denis Robert par la justice luxembourgeoise pour injure, calomnie et diffamation.

Pour comprendre l’enjeu de cet acte, il faut faire un peu d’histoire.

En 1996, Denis Robert, ancien journaliste à Libération, réunit sept grands magistrats anti-corruption pour lancer l’Appel de Genève en faveur d’un espace judicaire européen. Dans la foulée, de nombreux témoins de la criminalité en col blanc entrent en contact avec le journaliste. L’un d’eux, Ernest Backes, est un ancien dirigeant de la chambre de compensation Clearstream, un des points névralgiques des échanges financiers mondiaux. Ernest Backes a été l’un des architectes de ce système informatique tentaculaire. Viré, humilié, il a décidé de livrer ses secrets. Pendant deux ans, au prix d’incessants allers et retours au Luxembourg, Denis Robert mène l’enquête. On lui donne des rendez-vous secrets ; les bouches s’ouvrent. Un ancien responsable informatique de la firme, Régis Hempel, explique qu’une partie de ses activités auraient consisté à effacer les traces de transactions sensibles. Denis Robert frappe à la porte des banquiers, posant des questions naïves et d’autres un peu moins. Trois mois avant la publication de son livre, il envoie une série de lettres recommandées de plusieurs pages, demandant des explications à la direction de Clearstream et aux banques mises en cause. Très peu lui répondent.

En février 2001, Denis Robert sort son livre, Révélation$ et diffuse son film Les dissimulateurs dans le cadre de 90 MINUTES, l’émission d’enquête de CANAL+. C’est la tempête. Les journalistes financiers sont incrédules ou hostiles, les autres hésitent car Clearstream menace de procès en cascade. A contre-courant, la mission parlementaire Peillon/Montebourg se saisit de l’affaire et convoque les témoins. De peur que l’affaire se propage à l’étranger, une information judicaire est ouverte en catastrophe au Luxembourg. Toute la direction de la firme est mise à pied et Clearstream est racheté par un groupe allemand. Un mois plus tard, le procureur du Luxembourg claironne que tout est réglé et qu’il n’y a rien à chercher. De cette tragi-comédie, Denis Robert tire un second récit, plus personnel, La boîte noire. Et un second film, toujours diffusé par CANAL+, L’affaire Clearstream.

Fin du premier acte et début du marathon judiciaire. Les plaintes pleuvent en France, en Belgique, en Suisse, et même au Canada. Déposées par Clearstream mais aussi par la banque russe Menatep et la Banque Générale du Luxembourg. L’auteur reçoit les huissiers à la file. L’éditeur fait ses comptes : les demandes de dommages et intérêts dépassent son chiffre d’affaires annuel. Le service juridique de CANAL+ se lance dans de coûteux procès. Parfois David gagne contre Goliath. Au fil des mois, les relaxes se succèdent en première instance et en appel. Cinq ans plus tard, il ne reste plus deux procédures pendantes, toutes les deux en appel : l’une après un jugement favorable à Clearstream (un euro symbolique), l’autre défavorable à la firme (relaxe de Denis Robert). L’affaire semble close, malgré une troublante excroissance, durant l’été 2004, lorsqu’un corbeau affole les milieux de la défense et de la politique avec des listings truqués de Clearstream où apparaissent des élus et des responsables industriels et médiatique.

L’histoire de Denis Robert devient effrayante lorsque, cinq ans après la parution de Révélation$, le journaliste est subitement convoqué par la Justice luxembourgeoise pour être inculpé pour des faits (en l’occurrence des accusations contre la Banque Générale du Luxembourg) pour lesquels il a déjà été poursuivi en France et pour lesquels il a gagné ses procès en première instance et en appel. Ces procédures n’ayant pas eu l’effet escompté, les juges du Grand-Duché ont accepté de se prêter à une manœuvre peu honorable. Denis Robert risque une peine de prison, agrémentée de frais d’avocat et une amende aux proportions luxembourgeoises. Par une ironie du destin c’est justement l’espace judicaire européen qu’il a contribué à établir avec l’Appel de Genève qui permet aujourd’hui à la justice luxembourgeoise d’essayer d’écraser un auteur ayant publié un livre en France.

Dans cette affaire, le Luxembourg - dont le ministre de la Justice est aussi... ministre du Trésor et du Budget - vient de commettre le pas de trop, en affichant sa partialité. Les citoyens européens peuvent soutenir Denis Robert en signant une pétition (disponible sur le site des Arènes ou de Liberté d’Informer). Pétition qui sera adressée à la Justice de ce pays qui fait tant pour dégoûter les démocrates de croire en l’Europe. En transformant l’affaire Robert en affaire Frieden (le fameux ministre luxembourgeois de la Justice, du Trésor et du Budget), chaque signature sera un acte civique qui protège la liberté de la presse en Europe.

En poursuivant Denis Robert les autorités luxembourgeoises ne veulent pas seulement protéger Clearstream qui affiche une santé insolente. Ils cherchent à intimider tous ceux qui, à l’avenir, voudront savoir comment fonctionne le système financier et la toile d’araignée des paradis fiscaux. En cela, le Luxembourg a vraiment prononcé l’inculpation de trop.

Laurent Beccaria, directeur des Arènes
Franck Eskenazi, directeur de The Factory
Paul Moreira, responsable de 90 MINUTES sur CANAL+

Nous citoyens européens soutenons Denis Robert et condamnons l’acharnement des autorités judicaires luxembourgeoises, à son encontre. La liberté de penser et d’écrire est une valeur européenne fondamentale qui prime sur les intérêts bancaires du Grand-Duché. ("Soutien à Denis Robert" dans l’objet + Nom, Prénom, Qualité, Nationalité)

Pour signer la pétition pour soutenir Denis Robert : http://www.liberte-dinformer.info/
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